L'Elysée retire le secret des affaires de la loi Macron

La création d'un "secret des affaires", contestée par la CGT et son Ugict, mais aussi par des journalistes et des ONG, devrait être retirée de la loi Macron, si l'on en croit le rapporteur du groupe socialiste qui a jugé sage de retirer l'amendement introduit par les parlementaires tout en gardant cependant « la conviction que ce texte n'était attentatoire ni à la liberté de la presse, ni à celle des lanceurs d'alerte ».

C'est évidemment un premier succès pour la CGT des Ingés, Cadres et Techs (UGICT-CGT), la Plateforme Internationale des Lanceurs d'Alerte (PILA) et de nombreuses autres organisations qui avaient lancé un appel pour dénoncer le secret des affaires. Un succès à mettre au compte des plus de 3000 signatures recueillies en quelques heures. (MonEnnemiCestLaFinance.fr)

Mais ce premier succès ne peut nous satisfaire car pèse encore la menace de la transcription d'une directive européenne que la loi Macron allait anticiper en faisant de la France, le premier pays européen à instituer ce secret des affaires. L'Ugict-CGT entend maintenant obtenir le retrait du projet de directive européenne examiné au parlement européen le 28 avril prochain. Elle demande maintenant au gouvernement et aux parlementaires européens de se positionner contre cette directive européenne et travaillera, avec Eurocadres et les organisations syndicales européennes, à l'interpellation des parlementaires et des gouvernements européens.


Reste que ce soixante quatrième article sur un projet de loi Macron qui en comporte 200, n'est pas le seul à soulever l'inquiétude et la colère. Lundi dernier, alors que commençait le débat parlementaire, l'Ugict-CGT participait aux mobilisations unitaires pour exiger le retrait des dispositions qui vont notamment encore assouplir les règles du licenciement collectif tout en éloignant un peu plus les salariés de la justice du travail par une mise au pas des conseils de prud'hommes.

Le ministre de l'Economie entend aussi libéraliser le transport non urbain de voyageurs par autocar, déréguler certaines professions réglementées, remettre en cause de la justice sociale et du droit du travail, élargir et amplifier le travail dominical. Le combat continue donc contre un texte qui tourne le dos aux intérêts des salariés.

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