Loi de transition énergétique: il faut maintenir la pression !

Communiqué de la Fédération CGT de l'énergie;

La loi de transition énergétique dite "loi TE" est en débat au Sénat depuis début février. La FNME CGT y est présente depuis le début pour vous informer en temps réel des amendements sur le texte. L’issue des débats n’est pas encore chose acquise et l’avenir du secteur de l’énergie se joue en ce moment même !

Le 29 janvier, à l’ouverture des débats, des dizaines de milliers de manifestants ont exprimé leur mécontentement à l’égard de ce texte de loi, mais ils n’ont pas entendus d’échos à leurs revendications. Les médias ont tout fait pour minimiser, voire ignorer cette belle journée de mobilisation dans les IEG. Toutes les entreprises de la Branche étaient présentes au travers de toutes les catégories tant socioprofessionnelles que générationnelles.

Perdre l’alimentation d’une salle de réunion pendant une heure quand le Premier «Sinistre» doit s’exprimer fait plus de bruit et a plus d’impact médiatique que 17 000 manifestants à Paris !

Le 3 mars, les sénateurs voteront le nouveau texte amendé par leurs soins avant qu’il ne parte en commission paritaire mixte. Ils doivent comprendre que nous ne les laisserons pas continuer à dépecer nos entreprises ! Aussi, du 2 mars 20h au 3 mars 21h, la FNME CGT vous appelle toutes et tous à être visibles dans l’action par tous les moyens possibles : conférences de presse, manifestations, reprise en main de l’outil de travail… Les sénateurs proposent l’effacement comme moyen de garantir l’équilibre du réseau, nous vous proposons de réfléchir à la mise en oeuvre de cette nouvelle disposition pour que les citoyens comprennent bien de quoi il s’agit !

Les moyens de production, au coeur du débat actuel, ne sont pas les seuls leviers pour agir. Les entreprises gestionnaires du transport, les distributeurs, les commercialisateurs doivent défendre leur avenir.

La FNME CGT appelle tous les agents à se mobiliser pour défendre leur entreprise de cette découpe en bonne et due forme au profit d’intérêts autres que ceux des usagers. Il faut faire du 3 mars une journée d’expression de notre refus de cette loi. Ceci doit être notre priorité puisque le calendrier parlementaire est immuable et que nous devons adapter et prioriser notre activité et nos actions.

Les impacts néfastes de cette loi vont traverser toutes les entreprises et toutes les activités du secteur de l’énergie. Toutes les filières allant de la production, de la distribution, du transport jusqu’à la commercialisation de l’électricité et du gaz sont dans la ligne de mire. Le modèle de régionalisation contre celui d’un système géré nationalement, une production locale qui ne permettra plus d’assurer l’équilibre avec la consommation au niveau de tout le pays, une distribution qui serait confiée à des intérêts «privés» bien éloignés des prérogatives actuelles liées au Service Public …

Nous sommes toutes et tous les héritiers d’un modèle qui a traversé les décennies en prouvant que seule la solidarité interrégionale et nationale permettent de maintenir notre Service Public à un haut niveau de qualité, le plus haut actuellement. Nous avons été nombreux le 29 janvier avec la CGT, soyons encore plus nombreux et plus visibles le 3 mars et préparons déjà les suites à donner pour continuer à défendre le Service Public de l’Energie.

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