CARTE SCOLAIRE :  Parodie de dialogue sur fond de « disparition » de postes !

CARTE SCOLAIRE : Parodie de dialogue sur fond de « disparition » de postes !

Le Comité Départemental de l’Éducation Nationale réuni lundi 13 avril devait traiter la carte scolaire et déterminer les derniers arbitrages de la DASEN quant aux ouvertures et aux fermetures de classes. Mais contrairement à l'habitude, la Directrice académique s'est refusée à annoncer les ouvertures et les fermetures. La CGT Educ'action dénonce le durcissement de ton et de la méthode par le Secrétaire Général de la Préfecture et de la DASEN. Sans doute est-ce la conséquence du manque de clarté sur le nombre réel de postes dans le département ?

En effet, la CGT Educ'Action 76 a exigé des éclaircissements sur les postes disponibles dans le département. Alors que la DASEN a rétabli les 55 postes qu'elle avait voulu déduire de la dotation, restaient les 68 postes « détournés » depuis 2013. La CGT Educ'action a exigé la restitution de ces 68 postes, ce qui permettrait de régler l'ensemble des situations. Pour la CGT Educ'action 76, la question se pose désormais sur la gestion du département depuis 3 ans. Comment peut-on faire confiance quand 68 postes ont été « détournés » ? Un « détournement » qui s'est fait sur le dos des élèves, de leurs conditions d'étude et des conditions de travail des enseignants, quand on sait que de nombreuses écoles étaient encore surchargées à la rentrée et que les écoles de l'éducation prioritaire payaient un lourd tribu sur les décisions de fermetures de classes depuis 3 ans !

Pour la CGT Educ'action 76, tout doit être mis en œuvre pour remettre à plat la situation des postes afin de répondre aux besoins des équipes en toute transparence.

Les réponses données sur cette question ne nous ont pas convaincu.

Concernant la situation des écoles, il n'est pas acceptable que les écoles après fermeture voient leurs effectifs dépasser les 27 élèves par classe en élémentaire et 30 élèves en maternelle. De même, si l'éducation prioritaire ne subit plus de fermetures massives, des écoles risquent encore d'être à plus de 24 élèves par classe en élémentaire et même 25 élèves.

L'enseignement spécialisé qui a été fortement maltraité par les suppressions massives de postes de RASED nécessite des postes. Pour la CGT Educ'action, il est urgent de mettre en place un RASED (Réseau d'Aide Spécialisée pour les Élèves en Difficulté) complet par secteur de collège et renforcé en éducation prioritaire.

Pour la CGT Educ'action, les besoins sont criants et auraient nécessité plus de 100 postes quand le ministère ne nous en attribue que 31 !

Il est urgent de poursuivre les mobilisations pour obtenir la restitution des postes et d'obtenir les moyens nécessaires pour répondre aux besoins exprimés par les enseignants et les parents d'élèves.

 

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