Grand succès de la journée d'action dans les collèges malgré  la propagande gouvernementale !

La technique est toujours la même; même lorsque la grève est massive — et ici elle l'était —, les médias ont toujours la même consigne: dévaloriser le mouvement.

Hier sur toutes les radios, le message était le même:

  1. Malgré plus de 50% de grévistes dans les collèges, dire que le mouvement n'est pas suffisamment fort.
  2. faire une grosse publicité aux chiffres du ministère qui utilise des artifices éculés pour minorer le nombre de grévistes: => prendre comme référence les effectifs totaux, et "pas le personnel prévu" dans les emplois du temps le jour de la grève, (car les profs ne bossent pas forcément tous ce jour là: il y a des malades, des congés de maternité, etc.)
  3. N'inviter dans les médias que des pseudos "spécialistes" du ministère —, c'est à dire inviter "la voix de son maitre" —, pour démonter l'indémontrable, en joueant sur un vocabulaire "progressiste" pour la réforme, et qualifier les manifestants de "conservateurs" et de "corporatistes".

Mais la propagande gouvernementale ne passe pas. Les enseignants étaient massivement en grève et massivement dans la rue le 19 mai 2015. Il y avait plus de 800 manifestants à Rouen et plus de 300 au Havre.

Tout le monde a compris — enseignants comme parents d'élèves — que le fond de cette nième réforme gouvernementale est réactionnaire et anti-social, une nouvelle fois ! La propagande n'y change rien !

  • > L’autonomie des établissements, mise en avant comme une "liberté pédagogique" des équipes au bénéfice des élèves, est en réalité celle du seul chef d’établissement, au risque de n'être qu'au service de ses seules ambitions personnelles. C’est en effet près de 20% de la dotation en heures d’enseignement qui sera laissée au libre choix du chef d’établissement, le cadre d’un "contrat d’objectif" (selon la terminologie libérale appliquée à l’école), généralisant de fait la concurrence entre les disciplines et les enseignant‐e-s.
  • > Pour les élèves et leur famille le terme d’autonomie rimera avec mise en concurrence et perte des garanties d’égalité d’accès aux services publics, aux enseignements, à l’orientation choisie.
  • > Cette réforme remet en cause, en partie, le caractère national de l’enseignement et des programmes.
  • > C’est un nouveau pas vers une territorialisation, qui fait suite à celle du primaire avec à la mise en place des rythmes scolaires et à la régionalisation de l’ESR via les commune.

VIDEO : le reportage de France 3 Normandie au Havre, de Jean-Marc Pitte, Hervé Colosio, Guillaume Bertrand et Angèle de Vecchi, avec les interviews de : 

  • Nathalie Dubosc, professeure d'allemand en collège privé 
  • Sébastien Salmon, SNES FSU
  • David Jourel, responsable CGT Education Le Havre  
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