Réglementation: ce qui change le 1er juillet 2015

Smic: rien en vue du coté de sa traditionnelle augmentation du 1er juillet.

Sous prétexte d'une trop faible augmentation des prix, le gouvernement n'envisage pas d'augmentation du Smic ce premier juillet 2015.

Pourtant,

  • > les loyers augmentent,
  • > les charges augmentent,
  • > les transports augmentent,
  • > les tarifs de garde des enfants augmentent,
  • > les centres de vacances augmentent,
  • > le caddie au supermarché ne baisse pas !
  • > etc.

La CGT mène actuellement une grande campagne de pétitions "Augmentez les salaires, les minimas sociaux, les pensions". 133 000 signatures ont déjà été collectées nationalement.

La CGT réclame 

  • > l’augmentation du SMIC de 10 % dès le 1er juillet,
  • > la revalorisation des salaires et pensions,
  • > l’égalité salariale femmes-hommes,
  • > la reconnaissance des qualifications,
  • > etc

Téléchargez la pétition sur le site de la Confédération Générale du Travail

Une baisse des allocations familiales pour les familles aux salaires moyens et élevés

Depuis 1945, les familles recevaient des allocations familiales en fonction du nombre d’enfant à charge. Le principe était que les salariés cotisaient selon leurs moyens et les enfants percevaient une allocation à égalité, même si, rapidement, l'allocation au premier enfant a été quasiment annulée. 

A partir du 1er juillet2015, les salariés continueront à cotiser selon leurs revenus, mais les allocation seront modulées selon les revenus des parents. On rompt donc avec l'esprit de la création de la Sécurité sociale en 1945 (c'est à dire qu'on rompt avec les fondamentaux du programme du CNR).

  • > Les ménages ayant un revenu de 6.000 euros par mois combiné verront le montant de leurs allocations divisé par deux.
  • > Au-delà de 8.000 euros, elles seront divisées par quatre.

Afin d’éviter les effets de seuil, pour qu’une famille gagnant 6.001 euros ne perçoive pas moitié moins d’allocations qu’à 5.999 euros de revenus, un complément dégressif sera versé aux ménages dépassant de peu l’un des plafonds.

Environ 485.000 familles devraient être concernés d’ici fin juillet.

Des indemnités chômage revalorisées moins que la valeur d'une baguette de pain

Environ 1,6 million de privés d’emplois seulement (sur un total de 6 millions), c'est à dire ceux bénéficiaires de l’assurance chômage, verront leurs indemnités revalorisées de 0.3 %.

Cette hausse s’appliquera à l’allocation minimale qui passera de 28.58 euros par jour à 28.67 euros, soit même pas la valeur d'une baguette de pain par mois.

Aussi, hausse de à la partie fixe des allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) qui s’élèvera à 11.76 euros au lieu de 11.72 euros selon l’Unédic.

Le tiers payant s’appliquera aux bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé (ACS)

Jusqu’à présent l’ACS permettait aux patients d’avancer uniquement les frais de la part mutuelle, désormais il n’y aura plus rien à débourser.

1,2 million de personnes seront concernées par ce changement.

La protection contre l’amiante "potenciellement" renforcée

Conformément à un décret de mai 2012, la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) aux matériaux cancérigènes, qui était de 100 fibres par litre est abaissée à 10 fibres par litre.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) — l’amiante interdit depuis 1997, mais encore présent dans de nombreux bâtiments — est responsable chaque année de près de 5.000 maladies reconnues comme étant liées au travail, dont toute une série de cancers.

Mais attention, tout cela restera théorique si votre CHSCT, ni vos élus DP, ne s'en préoccupent pas​. Car il faut prouver que, dans votre entreprise, que la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) aux matériaux cancérigènes est dépassée. D'autant qu'un cancer du à l'amiante met 30 ans à ce déclarer !

Donc, faire appliquer ce décret n'est ni évident, ni automatique ! Il faut s'en préoccuper.

Kit mains libres et oreillettes interdits

Comme annoncé en janvier dernier, l’utilisation des oreillettes, casques et écouteurs au volant est tout simplement interdite, afin d’améliorer « l’attention des conducteurs ».

Cela concerne les conducteurs de voitures, camions, deux-roues, mais aussi vélos !

Les contrevenants qui ne respecteront pas cette mesure s’exposent à une sanction dont le caractère n’a pas encore été déterminé, mais qui devrait être similaire à l’utilisation du téléphone au volant, soit une amende forfaitaire de 4e classe de 135 euros et un retrait de 3 points du permis de conduire.

Attention donc ! Les conducteurs salariés sont pris entre deux feux: d'un coté le patron qui fait pression, et de l'autre policier et le gendarme qui surveillent. Ce qui est sûr c'est que votre patron ne voudra pas payer les amendes, et ne vous redonnera pas les points perdus

La facturation au quart d’heure des parkings entre en vigueur

Prévue dans la loi Hamon, la facturation au quart d’heure des parcs de stationnement entre officiellement en vigueur ce mercredi.

Cette mesure destinée à freiner les abus de la facturation par heures indivisibles ne devrait toutefois pas bénéficier aux consommateurs : l’UFC-Que Choisir dénonce en effet une flambée des tarifs à l’approche du 1er juillet.

Selon les relevés de l’association de consommateurs, le prix moyen d’une heure de stationnement est passé de 1,90 eurs en 2013 à 2,04 euro en 2015, soit une augmentation de 7,4 %… alors qu'« une hausse de 5,4 % en moyenne est suffisante pour maintenir inchangé le chiffre d’affaires des parkings », selon l’UFC.

Une baisse des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés hors taxes du gaz vont baisser en moyenne de 1.3 %. Ces derniers ne cessent de reculer depuis le mois d’Avril du fait du repli des prix du gaz naturel sur le marché a expliqué la commission de régulation de l’énergie (CRE).

Moralité: Ne quittez pas le tarif réglementé, sauf à vous exposer à des hausses spéculatives, pour payer les dividendes des actionnaires

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