(De gauche à droite), Patrick Apel-muller (l’Humanité), Marc Goblet (FGBT ), Philippe Martinez (CGT) et William Martinet (Unef), samedi à La Courneuve. Photo : Patrick Nussbaum

(De gauche à droite), Patrick Apel-muller (l’Humanité), Marc Goblet (FGBT ), Philippe Martinez (CGT) et William Martinet (Unef), samedi à La Courneuve. Photo : Patrick Nussbaum

Lu dans l'Humanité

Dans un forum social plein à craquer, Philippe Martinez a été très applaudi pour son premier rendez-vous avec la Fête de l’Humanité en tant que secrétaire général de la CGT.

Samedi après-midi, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, s’est prêté, face au public de la Fête de l’Humanité, au jeu des questions et réponses, accompagné de Marc Goblet, de la FGTB, le syndicat belge, et William Martinet, secrétaire national de l’Unef.

Dès la première question sur les migrants et la Grèce, les trois syndicalistes sont à l’unisson.

Et dénoncent ces intérêts économiques et géopolitiques qui conduisent à des situations « inacceptables » et montent les « salariés », les « citoyens » les uns contre les autres, bafouent la démocratie « qui s’arrête aux portes de l’entreprise ».

« À quelques exceptions, les médias nous cantonnent comme un syndicat qui conteste tout, »dénonce Philippe Martinez. « Oui, nous sommes contre les lois Macron, Rebsamen et contre la future casse du Code du travail. » Une nouvelle attaque, illustrée par l’actualité dans l’usine Smart, en Moselle, et le référendum pour faire accepter le passage aux 39 heures payées 37.

« Si on va dans le sens du gouvernement et du rapport Combre-xelle, chaque entreprise aura son Code du travail. »

D’autant que, pour le secrétaire général de la CGT, la baisse du temps de travail est la « seule mesure sociale » permettant « de créer des emplois ».

Pour les médias « dire cela, c’est être à contre-courant ».

Baisse du temps de travail, mais aussi hausse des salaires :

« Une double dimension » qui, selon Philippe Martinez, « reste la clé », et sera à l’ordre du jour de la journée d’action interprofessionnelle le 8 octobre, à laquelle appelle notamment l’Unef.

« Ne pas lâcher », ni les revendications, ni la rue. C’est une conviction partagée par son homologue belge, dont le syndicat appelle aussi à une grève générale en septembre. « Nous avons besoin d’organisations comme la CGT et le FGTB pour que la Confédération syndicale européenne devienne lors du congrès qui aura lieu à la fin du mois à Paris un vrai syndicat et impulse un mouvement en Europe. »

Des syndicalistes que le patronat européen cherche à museler. « La première raison évoquée par les salariés pour qu’ils ne se syndiquent pas, c’est la peur de la répression. Or, si le syndicalisme s’affaiblit, ce sont les droits sociaux qui faiblissent », alerte Philippe Martinez, avant d’appeler ses militants à participer à la journée du 23 septembre.

Le secrétaire général a dressé sa conception du syndicalisme : « Nous passons trop de temps dans les bureaux des ministres, des patrons, notre temps, nous devons le passer avec les salariés. »

Commentaire du blog: Dans la droite ligne de cette déclaration que nous partageons,... Pour réussir:

  • le 23 septembre (Journée de défense des libertés),
  • le 1er octobre (journée d'action des retraités pour le déblocage des pensions),
  • le 8 octobre (journée d'action interprofessionnelle et intersyndicale pour les salaires et l'emploi)  tous sur le pont !

Sortons de nos bureaux, et allons rencontrer les salairés !

Retour à l'accueil