Accord Agirc-Arrco: c'est la retraite à 63 ans !

Depuis le début du Weekend et encore ce matin, aucun média ne parle du fond: le recul d'un an de l'âge de départ à la retraite à partir de 2019.

Or l'essentiel est là: l'accord AGIRC ARRCO vole 1 an de plus de vie aux futurs retraités, ou les plonge dans la misère avec une décote.

C'est votre vie qu'on vole !

Ce que dit l'accord :

Pour rétendument "sauver les régimes de retraites complémentaires", le Medef a maintenu vendredi sa volonté d'"inciter" les salariés à travailler 3 ans de plus.

Avec les syndicats de salariés signataires (CFDT, CFTC, CFE-CGC), le Medef arrache la mise en place d'un système de bonus-malus pour les retraites complémentaires:

  • ne dépendant plus uniquement de l'âge
  • mais aussi de la durée de cotisation.

Ce qui devrait être signé:

  • contraindre les salariés, à partir de 2019, à travailler une année de plus,
  • une fois qu'ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite sécurité sociale à taux plein (âge légal de 62 ans et durée de cotisation de 41,5 ans),
  • à l'aide d'une décote dégressive de 15%, 12%, 10% !

Rappelons que la retraite complémentaire représente au minimum le tiers de la retraite d'un retraité du privé.

Quel est le salarié qui pourra accepter de partir en retraite sans une retraite complémentaire complète? Aucun !

Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions (nombre de trimestre pour le taux plein, + l'âge légal de 62 ans), et qui déciderait de prendre sa retraite.

  • >>> à 62 ans il verrait sa retraite complémentaire amputée de 15%, puis de 12% l'année suivante, puis de 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans.
  • >>> En revanche, s'il travaillait jusqu'à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus serait annulé.

Autre cas de figure: une personne disposant de ses annuités à 64 ans devrait attendre 65 ans, pour partir à la retraite sans subir de décote.

Des bonifications de 10, 20 et 30% seraient au contraire appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus.

Les retraités modestes exonérés de CSG ne seraient pas concernés; par contre les autres seraient imposés.

Le Medef profite de la trop faible syndicalisation des salariés du privé pour imposer le recul social

Les campagnes autour de la faiblesse du taux de syndicalisation des salariés du privé visent à les affaiblir pour leur imposer un recul social permanent.

En 1993, profitant d'un affaiblissement de la force des syndicats dans le privé, la loi Balladur, dont Sarkozy était le conseiller, une première réforme a été instauré sur les retraites dans le privé, introduisant la fameuse et terrible décote sur les retraites Sécurité Sociale, pension qui représentent les 2/3 de la pension totale du retraité.

Depuis 1993, tous les acquis sociaux sont démolis les uns après les autres, dans le public comme dans le privé.

Les acquis, une fois "dézingués" dans le privé, on s'attaque aux acquis du public, sous prétexte d'égalité... puis on recommence !

Syndiquez-vous ! C'est urgent ! C'est pour vous ! c'est pour vous défendre ! Sinon la dégringolade sera sans fin !

En ne vous syndiquant pas, vous pensez peut-être faire une économie ? Mais, en réalité, cela vous coûte très très cher... mais alors,... très cher ! Car petit à petit ils vous prennent tout ! Vous restera-t-il même une chemise ?

N'attendez plus: renforcez la CGT ! Syndiquez vous à la CGT !

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