Déjà des baisses de salaire en 2014 (photo de manif à Genève)

Déjà des baisses de salaire en 2014 (photo de manif à Genève)

Les territoriaux du grand et du petit État de Genève seront en grève le 10 novembre 2015.

Les membres du Cartel intersyndical de la fonction publique du canton ont voté un préavis de grève à l'unanimité.

Objectif: combattre le projet de budget 2016, et ses mesures d'austérité.

  • Augmentation de la durée de travail hebdomadaire de 40 à 42 heures,
  • La baisse de la masse salariale de 5% en trois ans,
  • Le blocage des salaires,
  • Gel des embauches,
  • Facilitation des licenciements.

Ces mesures arrivent après des baisses de salaires décidées l'an dernier.

En cas de reconduction du mouvement le lendemain du 10 novembre, les autres fonctionnaires et les maçons, qui ont prévu une grève ce jour-là, seront aussi dans la rue. Car, en Suisse, le 11 novembre n'est pas férié.

Les mêmes causes produisent les même effets

"Trop de charges" disaient les patrons suisses, comme le disent en permanence les patrons français (comme d'ailleurs tous les patrons du monde, et même ceux du Bengladesh !).

Les patrons suisses viennent d'obtenir une réforme de l’impôt des entreprises, appelée "RIE III". Cette réforme fera perdre entre 400 à 600 millions de francs suisse (de 370 à 550 millions d'euros) de recettes fiscales au canton de Genève dès 2018. En quelques années l'imposition des sociétés aura baissé de 70%, au bénéfice des profits des actionnaires !

Et cela n'a évidemment rien apporté, ni aux salariés, ni à l'emploi !

"Préférence nationale", contre travailleurs transfrontaliers — notamment français — et immigrés.

Ces mesures s'ajoutent à d'autres, prises par le gouvernement fédéral suisse, d'inspiration d'extrême droite; jugez-en:

  • Préférence nationale,
  • Recul de l'âge de la retraite de 64 ans à 65 ans, premier pas vers la mise en oeuvre de la revendication patronale de la retraite à 67 ans,
  • Augmentation des cotisations retraites,
  • Précarisation des contrats de travail,
  • Affaiblissement du droit syndical,
  • Hausse de la TVA,
  • Etc.

L'exemple suisse montre que l'extrême droite au pouvoir s'attaque aux intérêts des salariés !

En Suisse, comme partout dans le monde, c'est aux salariés que l'on veut faire payer la note.

Source la Tribune de Genève; voir ici; voir aussi ici

Lire le tract du cartel intersyndical

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