15 ans de libéralisation et de dérégulation des Télécoms, quel bilan?

Communiqué de la CGT FAPT

L'ARCEP vient de publier une brochure spéciale intitulée "1997-2012 du monopole des Télécoms à la révolution numérique ;15 ans de régulation" .

Pour fêter l’événement, l’État, les autorités de régulation française et européenne, certains hommes politiques font l’éloge de l’ouverture à la concurrence des Télécoms.

Encore une fois, l’avis des organisations syndicales et tout particulièrement de la CGT, premier syndicat dans le secteur, a été oublié et pour cause !

Ce que ne dit pas la brochure :

  • - Les gouvernements ont déréglementé, privatisé France Télécom et mis en place la concurrence contre l’avis majoritaire des salariés.
  • - La cotation en bourse à Paris et à New York a soumis l’opérateur historique aux exigences de la finance (taux de rendement élevé de la bourse, 13%, reversement de dividendes à plus de 50% du cash flow et même parfois supérieur au résultat net comme en 2010).

Cela s’est fait :

  • - Au détriment de l’entretien du réseau cuivre et du déploiement du réseau fibre optique. Aujourd’hui seul un nombre très restreint de foyers sont éligibles à un réseau très haut débit et presque exclusivement en zone dense, ce qui accentue la fracture numérique)
  • - Au détriment des investissements qui plafonnent à 12% du chiffre d’affaire et de la recherche.
  • - Au détriment des salariés du secteur des Télécoms. Ce sont 48000 emplois qui ont été perdus tous opérateurs confondus de 1993 à 2010. France Télécom a supprimé à lui seul dans la même période plus de 89 771 emplois et a connu en 2008-2009 une crise sociale sans précédent.
  • - Par des contraintes, notamment sur le pouvoir d’achat des clients (maquis d'offres difficilement comparables et l’augmentation du budget (téléphone fixe, mobile, Internet, TV… forfaits 12 et 24 mois…). 
  • - La politique d’achats des grands groupes qui vise à mettre en concurrence les entreprises dans le monde entier a mis en danger l’industrie des Télécoms en favorisant la fabrication des équipements dans les pays à bas coup de main d’œuvre et abouti à la fermeture de nombreuses entreprises en France.

D’autres choix sont possibles.

La CGT défend le droit à la communication comme droit fondamental pour l’ensemble des citoyens au même titre que l’eau, l’énergie, le logement, la santé, l’éducation, les transports....

C’est un enjeu essentiel de développement économique, industriel, social et culturel pour le plein emploi et le progrès social. La communication doit donc cesser d’être considérée comme une marchandise.

La CGT propose l’appropriation publique des activités de télécommunications.

La CGT revendique également la démocratisation tant des entreprises du secteur des Télécommunications que des instances de régulation avec l’objectif que salariés, usagers et élus soient associés aux choix, orientations et décisions pour une véritable réponse aux besoins et s’affranchir des marchés financiers.

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Lire sur notre blog, des exemples locaux qui illustrent la réalité exprimée dans ce communiqué:

Internet: les naufragés de la rentabilité (Biville-sur-mer 01/12/2010)

Internet : la concurrence bloque la montée en débit (Val Druel, Bruyères, Rouxmesnil, Martin Église, Hautot-sur-mer) (14/01/2010) 

Wimax, Wifi, c'est une arnaque au Service Public ! (Conseil Général 76, 23/06/2010)

Fibre optique: le mirage ? (Val druel, rue de la République à Neuville, Pollet, Puys, Martin-Eglise, Rouxmesnil, Hautot-sur-mer)(06/01/2011)

Internet: la concurrence contre le Haut débit ! (Dieppe, St Valéry en Caux, Cany-Barville, Arques-la-Bataille, St Nicolas d'Aliermont, Biville-sur-mer) (05/08/2011)

France Telecom: menace de fermeture de la boutique de la Ville d'Eu (27/06/2011)

ADSL et Internet: Le recul du Service public précarise l’accès au droit à la communication (Pollet, côte de Neuville, Val-Druel, Hautot-sur-mer)(23/04/2011) 


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