Allocations familiales et Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

allocation familiale

"C'est une remise en cause sans précédent de ce qu'on appelle l'universalité", a ajouté M. Lepaon sur BFM Business, dès le 16 octobre 2014, "Il est indécent d'opposer à nouveau les Français les Françaises entre eux", a affirmé le secrétaire général de la CGT.

Thierry Lepaon a d'autant plus raison de déclarer cela que cette proposition du gouvernement s'attaque, de plus, à l'article 1 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

Que dit la première phrase du premier article de cette déclaration, qui fonde, tout de même la République ? "Article 1: Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits" (...) !

Cette déclaration des droits de l'homme et du citoyen a été modernisée et renforcée par les Nations Unies en 1948: l'article 1 de cette déclaration dit quasiment la même chose:

 Article 1: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits (...)

Les allocations familiales sont des prestations versées aux familles pour les enfants. Ces allocations sont un droit acquis à la naissance. Comme tous les droits tous les enfants d'hommes et de femmes y ont donc droit, parce qu'ils sont nés dans la République.

Pas plus qu'on ne doit pas regarder si les parents sont blancs ou noirs, ou si les parents ou les grands-parents sont français ou non, on ne peut pas regarder s'ils sont pauvres ou riches.

  • > Ils sont nés :

  • > cela leur donne un droit, notamment aux allocations familiales

  • > ce droit doit être égal pour tous !  

Le gouvernement prétend décider que certains enfants n'ont pas les mêmes droits que d'autres, sous prétexte, ici, des revenus familiaux de leurs parents. Ce faisant il prétend décider de rompre avec la première phrase de l'article 1 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen!

Le faire serait ouvrir une boite de pandore, dont personne ne maîtriserait plus les limites !

Au contraire ! Il faut tenir bon sur les fondamentaux de la République ! Il faut tenir bon sur les principes qui fondent les Libertés.

Il faut donc que le gouvernement se reprenne, et ne fasse pas voter une mesure liberticide, qui remettrait en cause le fondement de la République, et de son pacte social !

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