Allocations logement rabotées : un nouvel effort pour les familles

Lu sur le site de la CNL (La Confédération Nationale du Logement)

"Aujourd’hui (24 novembre 2011), le Conseil National de l’Habitat a refusé le coup de rabot des allocations logement, voté deux jours auparavant par l’Assemblée nationale. La CNL s’en félicite car elle estime que cette mesure scandaleuse va pénaliser durement les ménages. Elle exige donc, en contrepartie, le gel des loyers pour préserver leur pouvoir d’achat.

Dans le cadre du second plan de rigueur, le gouvernement et sa majorité ont décidé de s’en prendre une fois de plus aux ménages modestes en plafonnant la revalorisation des allocations logement à 1%, alors que, tenant compte de l’inflation, elle aurait normalement dû être de 1.7%. Cela va rapporter, au final, 160 millions d’euros à l’Etat.

Pour que cette mesure soit applicable, le décret existant régissant l’indexation de ces allocations doit être changé. Or, ce matin, cette modification a été soumise, pour avis, au Conseil National de l’Habitat qui l’a rejetée à la majorité. Si la CNL ne peut que se réjouir de ce désaveu, elle reste cependant lucide car elle sait pertinemment que, même si l’Etat consulte les associations via le CNH, il n’est pas tenu de respecter les avis rendus.

Pour la CNL, ce coup de froid sur les allocations logement est totalement scandaleux car, en parallèle, les loyers vont continuer à grimper et les familles auront toujours plus de difficultés à s’acquitter de leur quittance. Cela ne fait pas de doute que cette mesure va conduire à une forte augmentation des impayés avec, au final, toujours plus de familles expulsées de leur logement.
Afin d’éviter de nouveaux drames humains, la CNL demande que soit décrété immédiatement le gel des loyers, seule mesure de justice sociale permettant de préserver le pouvoir d’achat des familles.

La CNL demande :

  • Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.
  • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.
  • Un véritable service public de l’Energie.
  • L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.
  • La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.
  • La mise en œuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat."
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