ASA de la Scie: on en parle dans la NVO du 29 juillet

 

" Regroupés sous le sigle abstrait d'ASA (Association Syndicale Autorisée), 5000 structures françaises autogérées veillent sur les canaux, les digues de défense à la mer ou d'assèchement de marais. Leurs défis: gérer un service public  d'intérêt général avec un fonctionnement associatif. Quand les citoyens se regroupent autour d'un bien commun, ce des histoires humaines qui racontent notre paysage". Ainsi commence le dossier sur les ASA, sous la signature d'Eric Lefèvre, dans le magazine de la CGT, la NVO (Nouvelle Vie Ouvrière), numéro 3445.

Après avoir raconté de nombreuses histoires d'ASA, du Canal Saint Julien de Cavaillon qui irrigue les champs de melons, en passant par celle de Valorcine qui distribue de l'eau potable aux habitants de la vallée, et lutte victorieusement contre les appétits de privatiseurs, la lutte des ASA d'agriculteurs du marais Poitevin qui défendent les polders; gagnés sur la mer, contre les associations écologiques qui veulent rendre ce territoire à la nature, le journaliste présente ainsi l'ASA de la Scie:

"Le combat de la biodiversité

Des écolos il y an a aussi chez les dirigeants d'ASA, à l'image de Clotilde marchand, présidente de l'ASA de la Scie du nom de cette rivière côtière de la Seine-Maritime bordée de moulins au sud de Dieppe. Elle mène le combat de la biodiversité dans sa rivière du Pays de Caux et espère pouvoir faire revenir durablement des truites saumonées qui faisaient la réputation de ce cours d'eau.

Elle raconte avec sa saveur que "Vatel, le cuisiner de la Cour, réclamait des truites de la Scie pour la table de Louis XIV !".

Pour cela, elle a lancé une véritable croisade contre les pêcheurs qui accumulent leurs filets à l'estuaire du fleuve et qui empêchent les poissons de remonter son cours. La Scie souffre aussi de la pollution en raison de la présence de plusieurs stations d'épuration rejetant à la rivière des phosphates à l'origine de concrétions calcaires qui se déposent au fond du lit.

"Cela forme une sorte de béton très dur qui bouche le fond des frayères et empêchent la reproduction des poissons. Pour casser cette couche de calcaire, nous avons mis au point un système de herse qui racle le fond, trainé par un cheval de trait, un percheron. Cela permet une approche douce du chantier et nous évite l'utilisation d'engins lourds. Une initiative originale qui lui a valu les honneurs de la presse régionale. C'est avec fierté que Clothilde marchand affiche le trophée de l'Agence de l'eau Seine-normandie que l'Asa de la Scie a reçue en 2003, pour ses trois années de travail au service des milieux aquatiques."

 

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