Austérité : Un plan antisocial dont les salariés et les jeunes seront les principales victimes

Le nouveau plan d'austérité dévoilé ce matin (lundi 7 novembre 2011) par le premier sinistre prévoit notamment:

  • => d'avancer l'application du passage de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans,
  • => de réduire les prestations de la sécurité sociale et
  • => de ne revalorisation les allocations que de 1%, indépendamment du niveau de l’inflation

Ce sont donc les salariés, actifs, retraités ou privés d’emplois, qui sont les premiers visés.

L’avancement d'un an le passage de l'âge légal à 62 ans, en fixant la cible à 2017 au lieu de 2018 va se traduire par plusieurs mois de turbin supplémentaires pour les générations nées entre 1952 et 1956, à des âges où l’immense majorité ne rêve que de partir pour bénéficier enfin d’un repos bien mérité.

Grave: De ce fait cette mesure va geler des centaines de milliers d’emplois qui ne pourront pas être libérés pour les jeunes

En matière de « maîtrise des dépenses de santé », ce qu’il appelle un « effort supplémentaire de 700 millions d'euros » va se traduire par des réductions de prestations de la Sécurité sociale (Nouveaux déremboursements de médicaments, etc.). Ce sont une nouvelle fois les plus faibles, c'est-à-dire les malades et les retraités, qui en seront les victimes. Cela va se traduire évidemment par des augmentations supplémentaires des cotisations mutuelles.   

 

Tout cela s'ajoute aux mesures précédemment annoncées et qui portent atteinte au portefeuille des ménages :

  • => la réforme du calcul des indemnités d’arrêt maladie et
  • => la taxe sur les contrats des mutuelles qui va conduire à des hausses de 7 à 8 % des cotisations mutuelles.

Dans le cadre de son plan d'austérité, le Premier ministre a également annoncé le gel à 1% maximum la revalorisation des prestations sociales hors minimas sociaux et revenus de remplacement, pour les années 2012 et 2013, sous prétexte de les caler au niveau de la croissance espérée par le gouvernement.

La décision avait été prise de ne pas augmenter les prestations sociales ; cette mesure est donc aggravée.

Etaient concernés par le recul de date de revalorisation du 1er janvier au 1er avril :

  • => les allocations familiales,
  • => la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE),
  • => le complément familial,
  • => l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH),
  • => l'allocation journalière de présence parentale (AJPP),
  • => l'allocation de soutien familial (ASF),
  • => la prime de déménagement,
  • => l'allocation de rentrée scolaire (ARS)
  • => et l'allocation de parent isolé (API).

Pour faire bonne mesure, le premier ministre évoque une "possible" augmentation de 5% des impôts des grosses sociétés, ayant un chiffre d’affaires de plus de 250 millions d’euros annuels, mais comme ce  n’est un mystère pour personne que les plus grosses ne paient quasiment pas d’impôt (exemple Total), 5% de « 0 » cela fait toujours « 0 ».

Mais les barèmes de l’impôt sur le revenu eux ne progresseront plus au rythme de l’inflation en 2012 et 2013, ce qui veut dire que toute augmentation de salaire sera taxée au prix fort.

S’ajoute à cela, la création d’un taux de TVA à 7 % pour la restauration, l’hôtellerie, et les travaux de rénovation de logements. Lorsqu’on sait que seules les entreprises peuvent se la faire rembourser, c’est une nouvelle fois les salariés qui vont payer la note !

Oui, ce plan est bien un plan anti-social, qui, cerise sur le gâteau, va plomber la croissance et multiplier les licenciements et le nombre de chômeurs !

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