Bataille pour les retraites

"Il n’est pas illusoire de viser la victoire"

A l’occasion d’un grand débat sur le forum social de la Fête de l’Humanité, le secrétaire général de la CGT a déclaré samedi qu’il n’était "pas illusoire de viser la victoire" dans la bataille sur les retraites car les syndicats et le mouvement social sont "en position de force aujourd’hui".

 

"Ayons confiance en nous (...), c’est nous qui sommes en position de force aujourd’hui, c’est pas eux", le gouvernement et sa majorité, a-t-il lancé.

 

Bernard Thibault a indiqué que la priorité, "c’est d’élargir la mobilisation", pas de durcir les formes de lutte, car "on a encore beaucoup à gagner" en termes de participation aux manifestations et aussi aux grèves.

 

"Le blocage des transports, c’est pas compliqué du tout, on sait faire. Mais c’est pas notre stratégie syndicale. Notre stratégie syndicale repose sur la masse des travailleurs engagés dans une lutte", a souligné le secrétaire général de la CGT.

 

S’exprimant sur la question de l’unité, Bernard Thibault a été particulièrement applaudi lorsqu’il a défendu l’unité des syndicats. "Les salariés attendent l’unité des syndicats et l’unité des syndicats doit survivre à tous les événements".

 

A Dieppe, les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC, FSU se sont réunies ce soir. Elles ont pris une série de dispositions.


Le 15 septembre: toutes ensembles elles vont demandées à être reçues dans l'après midi par le sous-préfet, pour lui réaffirmer leurs revendications, et en particulier :

  • => Le recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite de 60 ans à 62 ans, combiné à l’augmentation simultanée de la durée de cotisation, va fortement pénaliser les salariés, et plus particulièrement tous ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui seront amenés à contribuer plus que les autres au financement du système sans acquérir le moindre droit supplémentaire.

  • => Le recul de l’âge du taux plein de 65 ans à 67 ans va durement aggraver la situation des salariés qui ont eu des parcours professionnels morcelés, en particulier les femmes dont près de 30% font valoir aujourd’hui leurs droits à la retraite à 65 ans pour éviter une pénalité sur leur pension et ceux qui sont conduits à entrer tardivement sur le marché du travail.
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  • => Ce report des âges légaux va entraîner un prolongement du chômage pour les nombreux salariés qui ne sont plus en activité lorsqu’ils partent à la retraite ce qui les pénalisera financièrement tout en reportant les charges financières sur d’autres comptes sociaux.
    La pénibilité du travail n’est pas reconnue dans ses conséquences sur l’espérance de vie des salariés qui y ont été exposés.

Elles invitent tous les salariés, actifs, retraités ou demandeurs d'emploi à les accompagner dans leur démarche auprès du représentat local du pouvoir, le Sous-préfet, pour exiger le maintien et le renforcement du droit à une retraite solidaire à 60 ans.

 

Le recul de l'âge de départ à la retraite à 62 ans, c'est un million d'emplois gelés ! C'est autant d'emplois d'interdits aux jeunes ! c'est autant d'emplois interdits aux séniors qui sont au chômage ! C'est du Travail Obligatoire qui ne vise qu'à renforcer l'exploitation de l'homme par l'homme et la baisse de la masse salariale et du pouvoir d'achat !

 

Le 21 septembre, à partir de 7h00, distribution de tracts au rond point d'intermarché

 

Le 23 septembre, rassemblement à partir de 10 h 00 devant la gare SNCF, pour manifester tous ensemble, dans l'unité la plus large, pour exiger le maintien de la retraite à 60 ans et des emplois pour les jeunes.

 

Toutes les entreprises sont invitées à venir avec leurs pancartes, banderoles et drapeaux, pour une manifestation la plus colorée possible !


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