Chômage: une privée d'emploi de Rouen écrit au ministre du Travail : « Et si on se prostituait ? »

Une jeune privée d'emploi de Rouen, qui cherche du travail depuis 5 ans, a écrit un livre, intitulé « Et si on se prostituait ? »; comme une bouteille à la mer, elle l'a envoyé au ministre.

Provocation ? Sans doute !

Elle a 25 ans et habite Rouen, et, comme l'immense majorité des privés d'emplois, elle connait la galère. Pourtant elle a des atouts: diplômée d’un BTS éditions et communication. Mais, jamais en cinq ans de recherches acharnées, n’a pu trouver un poste qui correspondait à sa formation.

Grâce au soutien de ses parents sans qui, financièrement et matériellement, elle n’aurait sans doute rien pu faire, elle a tout scruté, jusqu’aux moindres offres, ici ou même à l’étranger. Comme peu de demandeurs d'emplis sont cappable de le faire, elle a écrit un livre pour raconter sa galère et qu'elle a appelé: « Et si on se prostituait ? ». Sa publicaiton est tombée pile au moment où elle a entendu aux infos du mardi 2 septembre 2014 le ministre du Travail, François Rebsamen, dire qu’il allait demander à Pôle emploi de « renforcer les contrôles » pour s’assurer que les chômeurs « cherchent bien un emploi ». La jeune femme a explosé, et lui a aenvoyé son livre. Coup de pub ? Peut-être ! Mais, quoi, il faut vivre !

4 000 CV, 12 réponses, 0 entretien dans sa branche

« J’ai envoyé 4 000 CV, dans toutes les branches. J’ai reçu 12 réponses. Et je n’ai pas eu un seul entretien qui s’accordait avec mes études »: c'est la réalité des privés d'emplois, mais à condition d'avoir les moyens d'envoyer autant de CV !

Déplacements, coups de fil, courriels, recherches sur les sites d’annonces pendant deux heures au moins tous les jours… Elle a été jusqu’à répondre à des offres au Canada, en Belgique et dans les autres pays francophones mais rien. Six mois après la fin de son BTS, déjà, elle s'est mise à essayer autre chose et elle a tenté la formation de conseillère en insertion, sauf qu'elle n’avait pas encore l’âge requis : 25 ans. Scandale ! Discrimination ! Alors qu'elle a un BTS voilà qu'on lui propose un stage de repasseuse !!!

Le quotidien de cette jeune femme, c'est celui de 5 millions de personnes en France ! Et ça suffit !

Tentative en forme de "voie de garage", elle tente aujourd'hui de faire ce que les "conseilleurs à la mode" conseillent: créer son entreprise ! Mais "les conseilleurs ne sont pas les payeurs". Car aujourd'hui les défaillances d'entreprises explosent, car il n'y a pas de débouchés ! Et même en ne se payant pas, et en s'autoexploitant au maximum, ça a peu de chances de marcher.

La situation des salariés et des privés d'emplois se dégrade de mois en mois :

  • > hausse des inégalités,
  • > augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés,
  • > installation du chômage de masse,
  • > désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail,
  • > déstructuration de la vie sociale.

Et pendant qu'il cherche à contrôler plus les chomeurs — comme le gouvernement Fillon-Sarkozy avait fait — le gouvernement Valls innonde les entreprises de subventions, sans contrôler l'utilisation de l'argent. Seul résultat, les dividendes des "gavés" explosent !

Au contraire de ce qui se fait, ce dont le pays a besoin c'est de donner des débouchés aux entreprises ! Lorsqu'en 2014 près de 95% de la population active est salariée (auxquelq il faut rajouter les retraités), cela ne peut passer que par la relance des salaires et des pensions, car les consommateurs sont les seuls à pouvoir relancer l'activité économique.

La CGT, formule 94 exigences pour sortir de la crise et relancer l'emploi.

Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT :

  • - Rémunérations, pouvoir d’achat
  • - Revalorisation des grilles de qualifications
  • - Démocratie sociale
  • - Relance de l’emploi par l’investissement industriel
  • - Contrôle des aides publiques

Privés d'emplois: et s'ils se rassemblaient plus et se syndiquaient plus à la CGT ? 

Et s'ils rejoignaient les retraités dans les rassemblements prévus le 30 novembre, et les salariés dans les mobilisations du 16 octobre ? Et si, le 9 septembre à 13h00, ils rejoignaient les salariés de Pétroplus en Assemblée Génénrale devant leur usine, pour se rendre, avec eux, en manifestation auprès du député à pour exiger la relance de l'usine ?

Tous ensemble, pour s'en sortir tous, et sortir le pays du marrasme !

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