Contrôleurs de train: ils disent "halte à la répression" des usagers

 

La Fédération CGT des cheminots tient à réagir à l’article paru ce jour dans « Le Parisien » sur une note confidentielle incitant financièrement les contrôleurs à atteindre des objectifs de chiffres à bord des trains en établissant des procès verbaux. 
 

A ce jour, la Fédération CGT n’a pas connaissance d’une telle note officielle au niveau national. 

Aujourd’hui, les contrôleurs de la SNCF sont investis d’un certain nombre de missions à bord des trains, dont effectivement « la sauvegarde des recettes », au sens où chaque contrôleur doit s’assurer que chaque voyageur est bien en possession d’un titre de transport valable. 

Dans le cadre de sa politique de management mise en place dans les établissements, la Direction SNCF, au travers des entretiens « individuels », essaie d’inciter les agents à réaliser le plus d’opérations par jour. 

Ces incitations à chasser le contrevenant dans les trains peuvent engendrer des situations d’insécurité à la fois pour les agents mais aussi pour les voyageurs, car pendant qu’ils réalisent ce « contrôle intensif », ils ne s’occupent pas du confort, de la sécurité des voyageurs et de la sécurité ferroviaire. 

La volonté de la direction est d’intégrer les cheminots à sa politique managériale dont l’objectif est d’augmenter les recettes au détriment de la qualité du service public devant favoriser l’égalité de traitement des usagers. 

Pour la Fédération CGT des cheminots, ces pratiques sont à l’opposé de ce que doit être un service public ferroviaire. Du reste, la grande majorité des contrôleurs exercent leur métier avec une volonté de prévention et non de répression. 

Les missions de service public des contrôleurs de la SNCF ne se cantonnent pas à la simple « sauvegarde des recettes », elles reposent également sur les missions de sécurité des circulations, la sûreté et le service rendu aux usagers. 

La Fédération CGT des cheminots condamne cette démarche si elle s’avérait officielle, qui amplifie les situations conflictuelles, qui engendre de l’insécurité et qui dégrade les conditions d’exercice du métier de contrôleur. 

La Fédération CGT des Cheminots demande à la direction de la SNCF d’établir la vérité sur le sujet et de revoir sa politique managériale qui incite à «faire du chiffre ».

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