Engager la construction du second EPR  à Penly

Communiqué du Comité régional CGT de Normandie et du syndicat CGT énergie Normandie

L’accord électoral conclu entre le PS et les EELV programme le déclin d’une filière industrielle nucléaire Française reconnue sur le plan internationale. Cet accord prévoit la fermeture de 24 réacteurs et porte l’abandon de la filière nucléaire et du projet EPR.

Au contraire, notre pays a besoin d’une véritable politique industrielle porteuse de développement et de progrès. Il faut engager la construction de l’EPR à Penly en tirant les enseignements du grand chantier de Flamanville dans la Manche.

La filière nucléaire Française de production d’énergie est un atout indispensable pour assurer l’indépendance énergétique de la France. Elle assure une qualité de production et de distribution de l’énergie électrique internationalement reconnues. Elle est facteur d’attractivité pour notre pays. Au surplus, elle permet, pour la majorité  des citoyens et des entreprises, l’accès à une énergie beaucoup plus abordable que dans les autres pays européens. Elle compte des milliers de salariés qualifiés qui prouvent quotidiennement leurs compétences, leurs savoir-faire, leur professionnalisme et leur attachement au service public. La désinvolture et le mépris avec lesquels ils sont traités est choquant.

Quel serait le bilan économique, écologique et social de ces décisions, si elles étaient mises en œuvre. Qui paiera les coûts de ces décisions ? Le prix de l’électricité en serait doublé, pénalisant fortement les usagers et notre industrie. La situation de notre pays, l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique,  méritent bien autre chose qu’un accord de coin de table de quelque parti que ce soit. Les emplois créés dans des filières d’énergies renouvelables et ceux existant dans la filière nucléaire doivent s’additionner et non s’opposer. Les salariés refusent de servir de monnaie d’échange dans un débat politicien. La démocratie ne sort pas grandie de cet épisode peu glorieux.

Notre région, compte tenu de son potentiel dans le domaine l’énergie nucléaire, de la recherche dans le nucléaire médical et les sciences de la matière, paierait un lourd tribu à ces choix.

Au repli frileux et au climat de peur, nous opposons, le courage de remettre en cause la libéralisation  du secteur de l’énergie et sa privatisation. Nous faisons le choix d’un grand service public de l’énergie démocratisé assurant un droit à l’énergie pour tous dans des conditions optimums de sureté et de sécurité.

Il faut renforcer la sureté et la sécurité en agissant dans le sens des recommandations de l’Agence de Sûreté Nucléaire et prendre en compte les revendications et propositions des organisations syndicales notamment pour mettre un coup d’arrêt à la déréglementation du travail. La réinternalisation de la sous-traitance dans les centrales doit être une priorité comme la formation des salariés et leur protection dans le cadre d’un statut.

Dieppe le 26 11 2011

Contact : Jean-françois Sobecki 06 74 09 64 93

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