Équipement : Mobilisation contre la privatisation du réseau routier national
La CGT appellait, lundi 14 juin, les 5000 agents de l’Equipement chargés d’entretenir les 10.000 km de nationales à deux fois deux voies à se mobiliser contre la privatisation du réseau routier national et pour continuer à partir en retraite plus tôt du fait de la pénibilité du métier. Ils ont mené des opérations escargots à Clermont-Ferrand, Chartres, Lille et Marseille.

Ces salariés s’inquiètent notamment d’un projet de création d’un "opérateur routier national", annoncé en octobre par le Premier ministre François Fillon, qui remplacerait la DDE.

Pour la CGT, "le gouvernement s’apprête à faire cadeau au patronat du BTP des routes payées par les contribuables", avec la "mise en place systématique de péages sur un réseau routier actuellement gratuit".

On imagine bien les effets qu'un tel choix pourrait avoir sur l'entretien des routes, particulièrement en période d'intempéries. Le transfert de compétences aux collectivités locales (départements et communautés de communes), sans tranférer les moyens financiers, ou la privatisation des autoroutes, font qu'il n'y a jamais eu autant de problèmes de déplacement lors des vagues de neiges et de glace des hivers de ces dernières années. Des zones rurales entières, des portions importantes de routes ou d'autoroutes, ont été abandonnées à leur triste sort. Les salariés ayant recherché un habitat, plus humain et moins cher, loin de la ville, ou ayant été contraints de chercher du travail loin de leur domicile (par exemple domicile en région dieppoise, et travail en région rouennaise) seraient les premières victimes de cette privatisation.

La question de la pénibilité du travail était également au centre de cette journée à quelques heures de la publication du projet de réforme des retraites par le ministre du Travail.

La CGT entendait dénoncer "les conditions de travail dégradées par le manque d’effectifs et le nombre important d’accidents".

Elle appelait également à la grève pour que les agents puissent continuer à avoir la possibilité de partir en retraite à 55 ans, en raison de la pénibilité du métier. Ils font actuellement partie des catégories de fonctionnaires dites "actives", qui peuvent partir plus tôt à la retraites, en raison de la pénibilité ou la dangerosité de leur métier.

Retour à l'accueil