Garantie de l’emploi dans la Fonction publique : une garantie d’abord pour les citoyens !

Les habitants, et particulièrement les plus faibles, souffrent d’une baisse régulière des emplois dans la fonction publique, et de l’application du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Même la police subit aujourd’hui cette hémorragie, alors que l’on prétend que l’insécurité s’accroit.


L’emploi dans le Service public est avant toute autre chose une garantie pour les citoyens. Aujourd’hui, après 25 ans de vague libérale, l’insécurité sociale est générale. Le Service Public est le dernier rempart face au déferlement de la barbarie.

 

En 2003, le Conseil d’Etat a rappelé que les principes statutaires fondamentaux de la Fonction publique, dont la garantie de l’emploi, sont « destinés à assurer l’égal accès aux emplois publics, à garantir les fonctionnaires contre l’arbitraire et le favoritisme et à donner à la puissance publique les moyens d’assurer ses missions sur tout le territoire dans le respect des règles d’impartialité et de continuité ». La garantie de l’emploi est donc, dans le cadre républicain, un moyen d’assurer aux usagers un service public rendu de manière impartiale, par des agents préservés des pressions politiques et partisanes.

 

C’est la spécificité du modèle français, à l’opposé du modèle américain où les durées de contrat de fonctionnaires sont calées sur celles des mandats politiques de manière à entrer de plein pied dans le « spoil system », permettant ainsi à une équipe politique de se débarrasser de l’administration en place, au profit d’une nouvelle totalement convertie à ses options idéologiques.

 

La défense du statut français de la Fonction publique, et de ses fonctionnaires, est donc essentielle contre le risque d’une instrumentalisation partisane, voire maffieuse, de l’administration, contre le risque de déferlement de la corruption, et donc la survie même de Service public.

 

Enfin, concernant la garantit de l'emploi, la CGT estime que la précarité ne peut devenir la norme, car la précarité et les bas salaires sont source de corruption et de favoritisme.

 

Elle souligne d’ailleurs que sur les 23 millions de salariés du secteur privé, 13% sont en situation précaire (CDD, intérim,…), ce qui est encore trop, mais inférieur à ce que l’on observe dans la Fonction publique où ce taux est au minimum de 17%.

Retour à l'accueil