Grèce: la CES condamne la baisse du salaire minimum

Sur le site de la CGT, mardi 14 février 2012, par F. Dayan

La Confédération européenne des syndicats (CES) juge inacceptable la décision imminente du gouvernement grec de réduire le salaire minimum en Grèce.

Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES a déclaré : « La décision qui risque d’être prise par le gouvernement sous la pression de la Troïka va à l’encontre total de l’accord pris entre les partenaires sociaux. Il s’agirait d’un démantèlement pur et simple des conventions collectives nationales et d’une violation des Conventions du Bureau international du Travail. C’est inacceptable. La CES va faire pression auprès des institutions européennes pour alarmer sur la gravité de telles décisions. La Grèce s’enfonce dans la dépression et on lui impose plus d’austérité. Cette politique est désastreuse et sans issue ».

Par ailleurs, la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics s’est exprimée le 9 février à la veille de la grève de vendredi et samedi derniers. Carola Fischbach-Pyttel, sa secrétaire générale a exprimé l’opposition de la FESP à la proposition de réduire le salaire minimum à 520€ et d’abolir les conventions collectives. « C’est punir les travailleurs qui ont déjà du mal à survivre. Cela aggravera la crise sociale et revient à une sorte de guerre de tranchées des puissants contre l’Etat providence ».

Retour à l'accueil