Grève générale de 24 heures en Grèce, contre un budget de moyen-âge social

2014-11-27-grece-greve-generale-contre-l-austerit.jpgEn Grèce, jeudi  27 novembre 2014, une grève de 24 heures appelée par les centrales syndicales GSEE du privé et Adedy du secteur public contre les politiques de rigueur du gouvernement a pratiquement bloqué tout le pays.

A l'origine, l'annonce du vote au parlement, le 7 décembre 2014, sous pression de ses créanciers UE-BCE-FMI, d'un budget 2015 qui aggrave encore la politique de baisse des dépenses sociales, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation.

Les syndicats dénoncaient "les mesures gouvernementales qui entretiennent le Moyen-âge social, le chômage à un niveau de cauchemar, les politiques qui font des travailleurs la variable d’ajustement de la crise et des déficits". La grève s’est étendue dans les écoles, hôpitaux, banques et grandes entreprises publiques. Tous les bateaux sont restés à quai, les vols au départ et à destination d’Athènes ont été supprimés du fait de l’arrêt de travail des dockers et des contrôleurs aériens.

Dans les rues d’Athènes, le désarroi est toujours là. “La grève n’est pas grand chose”, dit cet homme interrigé sur Euronews, “il faut faire quelque chose car nous en sommes arrivés à point où on est prêt à se jeter par les fenêtres”.

C’est la deuxième grève générale de 24 heure de l’année en Grèce. Rappelons que le pays a connu plus de 20 000 manifestations rassemblements ou mobilisations ces quatre dernières années, contre les politiques d'austérité et de misère imposées par la Troika,

En août 2014, le taux de chômage s’établissait à 25,9%. L’indice des salaires, toutes professions confondues, a reculé de 23,8% en moyenne depuis début 2010.

Un emploi sur quatre a disparu selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui a mis en garde la semaine dernière contre le risque "d’une crise sociale prolongée" .

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