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Hommage à Jean Jaurès

Ce jeudi 31 juillet 2014, une trentaine de personnes s'était donnée rendez-vous avenue Jean Jaurès pour honorer sa mémoire et fleurir la plaque.

A l'occasion de ce moment de recueillement François-Xavier Durand a prononcé un discours au nom de la commission exécutive de l'UL CGT de la Région Dieppoise:

 

« La République sera sociale ou ne sera pas »

 

Jean Jaurès

 « Tant que dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possèdera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possèdera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et le pouvoir (…) ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera des guerres armées entre les peuples. »

 

Cent ans plus tard, pas un mot à changer du discours de Jean Jaurès.

 

Les travailleurs souffrent toujours autant des conséquences des logiques capitalistes que Jaurès dénonçait déjà. Car Jaurès, cet homme politique de conviction, combattait les souffrances des peuples, par la force des mots. Il avait choisi son camp, celui du peuple et c’est dans cet esprit qu’il voulait révolutionner la société. Et pour cela, il voulait réformer, car pour lui, il ne pouvait y avoir de révolution sans réforme. Mais pas n’importe quelle réforme. Celles qui permettent de lutter contre la barbarie qui nous est imposée par les capitalistes, et non celles qui masquent des mesures de régressions sociales et qui sont contre les travailleurs. Il voulait une République sans cesse en évolution, en « évolution révolutionnaire » comme il l’écrira.

 

Jean Jaurès, c’est aussi et surtout un infatigable défenseur de la paix, un militant acharné pour la paix.

 

Les mots de Jean Jaurès résonnent avec toujours autant de pertinence, alors qu’à Gaza, les morts se comptent par centaine et qu’un véritable génocide se met en place par le gouvernement israélien.

« Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état de l’apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage. »

 

Alors, en cette période de cadeaux faits au patronat, de casse des droits sociaux, de remise en cause des services publics, d’évasion fiscale remettant en cause l’impôt progressif sur les revenus, ou encore de guerres infâmes notamment contre le peuple palestinien, suivons  l’esprit et retrouvons l’optimisme qui était le sien pour mener nos luttes et nos combats pour mener la nécessaire « évolution révolutionnaire » et construire une société du bien commun.

 

N’oublions pas non plus qu’il y a 100 ans, le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné par un nationaliste. Ne les laissons pas s’emparer de ce révolutionnaire de son temps.

 

 

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