Inquiétudes chez Smurfit Kappa à Ponts-et-Marais: la rencontre entre la députée et les salariés capote

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Les représentants syndicaux de l’entreprise Smurfit Kappa de Ponts-et-Marais (Seine-Maritime) devaient rencontrer madame la députée Sandrine Hurel, vendredi matin. Finalement madame la députée a refusé de recevoir la délégation.

L'entreprise Smurfit Kappa emploie 75 personnes. La direction veut procéder à un vaste plan de mutation, qui fait craindre à terme la fermeture du site pontois.

Le rendez-vous avait été demandé cette rencontre et obtenue, initalement — avec la représentante du peuple, car les délégués syndicaux et les délégués du personnel sont inquiets pour l’avenir de leur entreprise cartonnerie.

Mais la rencontre a finalement capoté lorsque la représentante du peuple a appris que Nadine Leduc allait participer à la délégation, en tant que secrétaire de l’Union locale CGT de la Vallée de la Bresles. Pour celle-ci l'attitude de la députée est complètement incompréhensible, et déplacée : "Nous sommes là pour aider une entreprise en difficulté, travailler ensemble pour qu’elle continue de vivre, pas pour faire de la politique. C’est la première fois qu’on me traite comme ça. Je représente tout de même 27 entreprises de la vallée de la Bresle".

Mais madame la députée de Dieppe s'enferre dans son attitude sectaire et discriminatoire habituelle, vis-à-vis de la CGT. Elle prétendait choisir les membres de la délégation, à la place des salariés: quelle incorrection ! Quel mépris pour les salariés !

Rappelons qu'à Dieppe, l'Union locale CGT n'a jamais pu obtenir d'elle le moindre rendez-vous depuis son élection, pour lui faire part de ses revendications, et de ses objections, par exemple sur la "loi — prétendument — sur l'emploi", votée par elle en 2013, et dont les salariés — et les mutuelles — découvrent aujourd'hui les effets pervers et catastrophiques — Dernier désastre: "votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail" — sans qu'elle ne produise d'effets sur l'emploi.

Plutôt que de s'enferrer dans des postures sectaires, il serait plus utile à l'intérêt général, aux salariés, et à la défense de l'emploi,que Madame la députée s'initie enfin au "principe républicain" du "dialogue social", au lieu de cultiver la "chaise vide".

Ecouter les patrons et leurs représentants, c'est tout à fait légitime lorsqu'on est député-e! Mais écouter de la CGT l'est tout autant ! Rappelons que la CGT a la confiance de la majorité des salariés de la circonscription (Relire les résultats des dernières élections prud'homales)

Même si nous n'avons pas forcément les mêmes vues qu'elle, nous nous félicitons d'avoir des relations cordiales madame la députée de l'autre circonscription du territoire de l'Union locale de Dieppe — madame  Dominique Chauvel — avec qui l'Union locale CGT entretient des relations normales. Elle accepte de recevoir la CGT, et d'écouter ses arguments et ses revendications, comme le font d'ailleurs partout en France, l'ensemble des députés de l'assemblée nationale, avec les représentants de la CGT.

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