La CGT et FO ne participeront pas à la séance de mardi de la Conférence sociale

Extrait d'une dépèche AFP (7 juillet 2014, 17h20)

"Les décisions inédites de la CGT et de FO de boycotter la seconde journée de la conférence sociale mardi, où doit s'exprimer Manuel Valls, ont porté un coup à ce rendez-vous annuel, démarré lundi et cher au président François Hollande pour mener les réformes face au chômage de masse.

Le président de la République et son Premier ministre ont ouvert lundi en début d'après-midi au Palais d'Iéna la troisième conférence sociale du quinquennat.

Après les concessions du Premier ministre au patronat sur le compte pénibilité et la simplification du code du Travail et faute d'obtenir une "clarification" du président, les directions de la CGT, premier syndicat français, et de FO, ont décidé qu'elles ne participeraient pas aux sept tables rondes prévues, ni au discours de clôture de Manuel Valls dans l'après-midi, a appris l'AFP de source syndicale.

En revanche, considérant qu'il s'agit d'un "acte républicain", la centrale de Thierry Lepaon a maintenu sa présence à la réunion à huis clos avec François Hollande et les autres organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO) et patronales représentatives (Medef, UPA, CGPME).

En "colère" contre le Premier ministre qu'il accuse de "mépris" à l'égard des syndicats et décidé à "marquer le coup", Jean-Claude Mailly, numéro un de Force ouvrière opté pour le boycott mardi.

Après sa discussion avec les partenaires sociaux, qui s'annonce moins consensuelle que lors des deux précédentes éditions, François Hollande s'exprimera en séance plénière au palais d'Iéna, l'occasion pour lui de faire le point sur le pacte de responsabilité, sur lequel il compte pour sortir le pays de l'ornière (...)."

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