La Poste: Citoyen-usager: ta Poste fout le camp

 La presse locale se fait régulièrement l'écho des projets de restructurations et de réduction d'ouverture des bureaux de Poste. Et cela ne va pas s'arranger.

 

Le Gouvernement et sa majorité ont optenu et voté la transformation de la Poste en Société Anonyme, et les regles de gestion se sont durablement alignées sur le régime général des entreprises privées.

 

Non seulement les fonctionnaires sont devenus minoritaires parmi le personnel, mais ils sont désormais en voie de disparition: la réforme Fillon sur la retraite fait que les dernières mères de 3 enfants quittent ce mois-ci les services, pour ne pas perdre leurs acquis sociaux, et ne pas être obligées de faire 10 annnées de travail de plus pour espérer toucher la même chose (C'est aussi le cas dans l'enseignement, et tous les services de l'Etat).

 

Mais sur le fond, ce sont les choix de réduction d'emplois drastiques, pour dégager des profits pour l'actionnaire, qui sont à l'origine des réductions d'ouverture des guichets et de fermeture de bureaux de poste.

 

Ce processus de dégradation du service ne date pas d'hier.

 

C'est progressivement, par petites touches homéopathiques que, depuis une vingtaine d'années, tout cela s'est mis en place. Les Receveurs des Postes ont disparu, et avec eux, toutes toutes leurs prérogatives,et leurs libertés et marges d'actions d'action locales. Les fonctionnaires assermentés ont été remplacés par des contractuels moins payés et aux contrats précaires. Mais tous les emplois n'ont pas été remplacés ! Les effectifs se sont réduits comme "peau de chagrin". Le facteur ne passe plus tous les jours. Ce n'est d'ailleurs plus le même tous les jours, du fait du "turn over". Car l'emploi est devenu la principale variable d'ajustement pour réaliser plus de profits.

 

Dans de très nombreuses localités rurales, la Poste a contraint les municipalités à reprendre ses propres services, qui sont devenus de "Agences postales", mais dont les salairés sont, defait, des employés communaux, payés par les impôts locaux.

 

Mais aujourd'hui, cela s'aggrave encore. la Poste n'arrive plus à assurer un service (public) minimum, et certains bureaux sont dans des situations absolument précaires. Exemple, le bureau d'Ouville-la-Rivière est réguilièrement fermé, faute de moyens de remplacement. Celui de Martin-Eglise ne survit que grâce à la résistance de la municipalité qui refuse de subir la transformation de son bureau de Poste en Agence postale communales. Dans de nombreux endroits, on n'ouvre plus les guichets le lundi matin. Et la direction qui protège les choix gouvenrementaux prétexte une baisse de fréquentation pour continuer sa destruction du l'outil construit depusi plsuieurs siècles.

 

Combien de villages et de bourgs sont désormais abandonnés par la Poste ? C'est considérable !


Alors aujourd'hui, pour dégager des moyens de remplacement pour les autres bureaux, la Poste envisage de réduire les horaires d'ouverture de son bureau emblématique local: celui de Dieppe Principal.

 

Ce n'est qu'un début ! Cela n'aura pas de fin, sauf à ce qu'une mobilisation de masse des usagers et des salariés de la Poste, des élus et collectivités locales, oblige sa direction, mais aussi et surtout l'Etat "libéral", à revoir sa copie.


Car l'Etat se comporte aujourd'hui en Actionnaire Prédateur, à l'image des actionnaires de la banque et de l'industrie, avec comme seul objectif: dégager de l'argent frais à son profit. Et l'on voit que cela permet des exonérations de "Contributions" (les fameux "impôts trop lourds") pour les plus riches.

 

Tous ensemble, exigeons un vrai service, un véritable service public, avec de vrais emplois, et de vraies amplitudes d'ouverture des bureau de Poste, pour des conditions de vie durables dans nos campagnes comme dans nos villes.

 

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