La réforme des retraites de 2010 permet un scandaleux plan social : départs massifs en retraite anticipée du personnel féminin dans toute la fonction publique

A l’heure où le gouvernement impose une réduction massive du nombre de fonctionnaires, c’est un véritable "Plan social", et ce sont encore les femmes qui en font les frais : au moins 10 846 femmes sont  parties des Fonctions Publiques hospitalière et territoriale avant le 1er juillet 2011, et   probablement autant dans la Fonction Publique d’État.

Elles ne l'ont pas fait de gaîté de coeur. Elles l'ont fait pour ne pas perdre leurs droits à la retraite, et ne pas être obligées de faire 7 annnées supplémentaires, pour retruver le même niveau de pension.

Car dans la loi portant réforme des retraites en décembre 2010, le gouvernement a imposé brutalement la mise en extinction du dispositif de départ anticipé à la retraite des parents d’au moins 3 enfants et ayant travaillé au minimum 15 ans dans la Fonction Publique. On voit ici les limites des annonces médiatiques sur l'emploi des séniors.

Ce dispositif concerne essentiellement les femmes, puisqu’il faut avoir interrompu son activité à l’occasion de la naissance de chaque enfant pendant au moins deux mois pour en bénéficier (congé maternité, adoption, disponibilité…).Pourtant cette mesure permettait de pondérer la baisse des pensions des femmes qui ont des carrières très incomplètes. Celles qui réunissent les conditions avant le 1er janvier 2004 ont conservé les droits de départ sans décote à condition de partir avant le 1er juillet 2011, sinon elles perdent le bénéfice de calcul antérieur à la loi Fillon de 2003.

La plupart de ces femmes se sont senties “poussées” dehors pour ne pas voir leurs pensions diminuées ! Seules les mères qui sont à 5 ans de l’âge légal de départ à la retraite ont conservé ces conditions de départ anticipé. 

Ces départs supplémentaires (5 000 départs de plus qu’en 2010, rien que pour les hôpîtaux), précoces et subits, bouleversent le fonctionnement de tous les services, et particulièrement ceux dont la proportion de femmes est importante, comme aujourd'hui les services de soins, et dans quelques semaines l'Education nationale. Ils ne vont qu’aggraver le problème chroniques des sous-effectifs dans toute la fonction publique, conséquences des restrictions budgétaires, et de à la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux; E0t, dans la fonction publique hospitalière, cela va aggraver le phénimène provoqué par les numerus clausus imposés aux formations des soignant-es.

S'ajoute à cela la non reconnaissance des qualifications et l'accroissement de la pénibilité du travail ne rendent pas déjà plus ces métiers attractifs, alors que les besoins en soins de la population sont en augmentation.

 

La CGT revendique :

  • => Un partage des richesses qui permette d'assurer le financement de la protection sociale, et la retraite solidaire et décente,
  • => Un plan d'embauche massif de fonctionnaires, pour combler les départs et pérénniser les Services publics, afin d'assurer l'égal accès à tous.
  • => La retraite pleine et entière à 60 ans, sans décote.
  • => Le remplacement de tout départ de fonctionnaire, par une embauche de fonctionnaire,
  • => Des moyens pour l’hôpital public,
  • => Des moyens pour l'Education Nationale,
  • => La reconstruction des filières de formation des enseignants,
  • => Un plan d’urgence de formation des professions médicales et paramédicales de réelles négociations égalité femmes/hommes
  • => La suppressions des numérus-clausus,
  • => La reconnaissance des qualifications et de la pénibilité des métiers,
Retour à l'accueil