Les taxes, comme la TVA, sont des impôts injustes

Les taxes, c'est à dire les impôts indirects, telles que la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, etc.., représentent près de 17 % des revenus des plus démunis, deux fois plus que pour les ménages les plus aisés.

La France est l’un des pays riches où la fiscalité indirecte - les taxes incluses dans le prix d’un bien ou d’un service - est la plus élevée.

 

Ces taxes - dont l’essentiel est constitué de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) - représentent plus des deux tiers des recettes de l’Etat, et un quart de l’ensemble des prélèvements obligatoires. Elles représentent une part deux fois plus élevée du revenu des ménages les plus pauvres que de celui des plus riches.

 

En 2001 - dernière année pour laquelle on dispose de données - les 10 % des ménages les plus démunis ont payé 1 888 euros de TVA, sur les produits pétroliers, les cigarettes, etc. soit 16,6 % de leurs revenus. Les 10 % des ménages les plus aisés se certes sont acquittés de 4 606 euros mais cela représente moins de 8 % de leurs revenus.

 

Alors que dans le cas des impôts "progressifs" (comme l’impôt sur le revenu) le taux augmente avec le niveau de vie, dans le cas des taxes indirectes, il diminue.

 

La taxe, c'est-à-dire l’impôt proportionnel à la consommation (comme la TVA), fait comme si chaque euro valait la même chose pour le contribuable. Or, 10 euros pour un allocataire de minima sociaux comptent bien davantage que pour un millionnaire : d’où la justification d’un impôt progressif, celui dont le taux augmente avec le revenu.

 

En conséquence toute proposition de TVA "sociale" est antisociale, et doit être combattue ! De même toute idée de prélèvement d'impôt à la source, qui s'apparente à une taxe; Naïf est celui qui y croit ! Cela permet aux plus riches de payer moins d'impôts.


En savoir plus sur le site de l'observatoire des inégalités


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