Lettre verte : l’argument marketing au détriment du Service Public et de l’environnement

Sous couvert de réponse aux exigences environnementales, La Poste présente la lettre verte.

Mais cette nouvelle gamme n’est pas le produit miracle annoncé, qui ferait de la Poste la championne de la défense de l’environnement, bien au contraire.

En effet, celle–ci n’intègre pas dans ses calculs les « hauts le pied » : à savoir les distances toujours plus élevées entre les tournées et le bureau de distribution. En effet, La Poste éloigne toujours plus les facteurs de leur territoire de distribution (la tourne). La voiture remplace le vélo, avec ses conséquences sur la planête.

Elle n’intègre pas non plus l’éloignement encore plus important des Plateformes industrielles courrier (PIC) en lieu et place des anciens Centres de tri départementaux, ni, donc, la multiplication des trajets effectués en camion.

Le bilan environnemental de ce nouveau timbre sera donc à l’opposé des bienfaits annoncés.

Au-delà de l’aspect écologique, cette nouvelle tarification enterre également la péréquation tarifaire, en créant une poste à plusieurs vitesses.

Rappelons qu’à l’époque des locomotives à vapeur, la Poste (les PTT) assurait la distribution du courrier dans les 24 h 00 (le fameux J+1), quelque soit le tarif (il n'y avait qu'un tarif !). Mieux : dans les grandes villes, elle assurait la distribution du courrier dans la même journée. Un courrier posté le matin était distribué dans l’après-midi.

La lettre verte ne sera distribuée au mieux que dans les 48 h 00. Quel progrès !

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