Manifestation le 26 juin 2014, contre la fermeture de la ligne Fécamp-Bréauté

Manifestation le 26 juin 2014, contre la fermeture de la ligne Fécamp-Bréauté

Octobre 2014 ? Autant dire que c'est demain !

Pour cette raison, une centaine de citoyens ont manifesté contre la fermeture de cette ligne qui transporte 600 voyageurs chaque jour: C'est le service public assuré quotidiennement par la SNCF sur 20 km de rail.

Seulement voilà, faute d'entretien, faute de cheminots, la ligne Fécamp-Bréauté est en très mauvais état.

Dès lors, au lieu d'engager des travaux, des autocars on a supprimé un train sur deux, et réduit la vitesse de la ligne à 40 km/h: quel professionnalisme !

Mais cette situation est loin d'être une exception en 2014; d'autres lignes sont dans le même état, lire ici une situation similaire en Auverne.

Pour la ligne Fécamp-Bréauté, RFF annonce qu'il faudrait 18 millions d'euros pour la rénover. Trop cher et donc terminus à l'automne prochain?

18 millions d'euros, serait-ce trop onéreux pour un service public, alors que le gouvernement se prépare à refiler des paquets plein de milliards d'euros au patronat, sans contrepartie aucune, dans le cadre du pacte prétendument de responsabilité ? D'autant que cela ne représente même pas la moitié du salaire annuel du footballeur espanol Lionel Messi qui a 41 millions d'euros de salaire annuel !

Il y a vingt ans, on fermait des lignes, comme la ligne directe Dieppe-Paris par Serqueux, parce qu'il n'y avait pas assez de voyageurs, aujourd'hui c'est à cause de l'état de la voie ! Quel progrès !

Une association de défense de la ligne s'est créée, et se mobilise. C'est bien, mais cela est-il suffisant ?

Faudra-t-il que la Région, le Département — en voie de disparition —, et la Ville de Fécamp, financent la modernisation des infrastructures ferroviaires, et remplacent l'État défaillant, en augmentant les impôts locaux déjà très injustes ?

Les gouvernements successifs, mettant en oeuvre les dogmes libéraux, ont séparés la SNCF unifiés en deux entreprises: la SNCF avec RFF. Les mêmes ont décidé le tout TGV, en faisant peser la totalité des investissements sur la SNCF, créant ainsi une dette abyssale.

Depuis la SNCF s'est scindée en des filiales multiples genre Kéolis. Hors-d'oeuvre, puisque les directives européennes ont poussé en avant l'ogre de la concurrence libre et non faussée, en conduisant le rail français vers la privatisation.

Mardi dernier, la majorité gouvernementale, renforcée des élus de l'UDI et de 24 élus UMP (et l'abstention de 21 autres élus UMP) a voté "solennellement" une aggravation de la situation en faisant peser sur les seuls cheminots, la charge de la dette que les gouvernements successifs ont créé, et refusé d'assumer. N'est-ce pas là comme une sorte de "titrisation", à la mode des "subprimes" américains ? La conséquence sera la même, puisque ce sera au "péquin" de la rembourser.  

Aujourd'hui la Ligne Fécamp-Bréauté risque d'être le premier exemple du désastre programmé par l'incurie gouvernementale.

Lire aussi: Combien coûte l'affaire du ratage des TER en salaires de patrons et de footballeurs ?

Retour à l'accueil