Non à l'austérité !


Pour rassurer les spéculateurs égoïstes et les prédateurs financiers, le gouvernement prépare un plan d’austérité.


Selon la ministre de l’Economie, les dépenses publiques, hors charges d’intérêt de la dette, seront gelées en valeur pendant trois ans, c’est-à-dire qu’elles ne suivront pas l’inflation (prévue à 1,5 % en 2011, 1,75 % en 2012 et 2013).

 

Ces économies se traduiront par la réduction des moyens des services publics et la baisse des effectifs. Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite va se poursuivre, ce qui implique la suppression de 34 000 postes par an. 100 000 ont déjà été supprimés.


Une hausse des impôts est aussi envisagée, notamment sous la forme de l’augmentation de la TVA. En contrepartie, le gouvernement s’apprête à réduire les « niches fiscales » à hauteur de 5 milliards d’euros, sur un total de 70 milliards.

 

Et dans ce contexte, comme en Grèce, l'attaque contre la Retraite et la Sécurité Sociale est au coeur du dispositif. Le déremboursement de nouveaux médicaments et la création du taux de remboursement à 15% s'incrit dans cette logique.


Au moment où le chômage demeure massif et l’économie est atone, un plan d’austérité est nuisible et inadmissible. Ces mesures font penser aux saignées que les « médecins » du 18e siècle pratiquaient sur les malades, ce qui avait pour conséquence d’aggraver leurs maux et de les faire mourir plus vite. Aujourd’hui, réduire encore la consommation par la compression de la masse salariale, c’est réduire les débouchés de la production et asphyxier le commerce.


Ce dont notre pays a besoin c’est d’une relance de l’activité économique, et cette relance passe par une relance la consommation.


Réduire encore les emplois dans les hôpitaux, dans l’enseignement, dans la police, à la Poste, dans les services de l’équipement, etc. c’est dégrader le service rendu, et en particulier à ceux qui en ont le plus besoin : les plus pauvres, les plus fragiles, les retraités. C'est faire prendre en charge et faire payer par les collectivités locales, donc par les impôts locaux, des services dont la collectivité nationale a besoin.


Au contraire, pour la Cgt, il faut augmenter les salaires, les retraites et les minimas sociaux, il faut créer des emplois, dans tant dans les entreprises que dans les services publics.

 

Dans se contexte, réussir de très grandes manifestaions le 27 mai prochain s'avère vital !

 

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