Nouvelle dégradation de l'emploi !

 

Lu sur le site de la CGT

 

Les dernières hausses du chômage traduisent l’aggravation de la situation des jeunes, des seniors et des chômeurs de longue durée.

 

En mai, toutes catégories confondues (A, B et C) le nombre de chômeurs augmente de 1% par rapport au mois d’avril (+39 400) soit un total de 4,087 millions de personnes en attente d’un emploi pérenne.
 

 

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans continue à augmenter, en mai, de 1,3%.

 

La dégradation se poursuit pour les seniors avec un nouveau bond de 1,3%. Sur un an, leur nombre a progressé de 14,1% en un an !
 

 

Enfin, le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 0,8% sur un mois (+10,5% sur un an), et s’élève aujourd’hui à 1,544 million. Force est de constater, qu’à la fin de leurs droits à l’indemnisation chômage, ils viennent grossir les rangs des allocataires des minima sociaux.

 

Ce nouveau bond efface donc les dernières baisses statistiques du chômage et démontre une nouvelle fois l’échec de la politique de l’emploi menée par le gouvernement.

 

La précarité dans l’emploi s’installe durablement avec une augmentation inhabituellement forte des entrées à Pôle emploi (+6% en mai), notamment en raison de fins de mission d’intérim (+7,5%) et de fin de CDD (+2%) .

 

La politique actuellement menée ne vise pas à traiter en profondeur la problématique récurrente des jeunes, des seniors ou encore des chômeurs de longue durée ni à viser un retour à l’emploi durable !

 

La désorganisation du service public de l’emploi, pointé dans le dernier avis du CESE, et le manque de moyens ne permettent pas un accompagnement efficace des demandeurs d’emploi.

 

Le patronat porte également une lourde responsabilité : la négociation engagée sur l’emploi des jeunes ne débouche sur aucune mesure sérieuse sur l’accès à l’emploi.

 

La CGT réaffirme donc ses demandes :

  • - Supprimer les incitations fiscales aux heures supplémentaires qui freinent la création d’emplois,
  • - conditionner les milliards d’aides publiques aux résultats des politiques d’emploi menées dans les entreprises. L’argent donné au patronat doit réellement servir à la reprise de l’emploi.
  • - engager de véritables négociations pour des hausses des salaires qui permettraient d’augmenter la consommation des ménages et relancer l’emploi,

 

La CGT invite les demandeurs d’emploi, les salariés et les retraités à s’inscrire dans les actions qu’elle propose de construire de façon unitaire pour la rentrée de septembre.


Montreuil, le 30 juin 2011

 

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