Pénuries de médecins ? Et si la France en produisait plus ?

Chacun sait que le problème central de la pénurie de médecins que connait notre pays provient du maintien du numérus clausus nettement insuffisant et de l’insuffisance des budgets des universités.

Cela crée des pénuries dans tous les secteurs :

  • => médecins généralistes,
  • => spécialistes,
  • => anesthésistes,
  • => Chirurgiens
  • => dentistes,
  • => ophtalmos,
  • => gynécologues, etc,
  • => mais aussi médecins du travail.

Nous commençons à avoir de sacrés problèmes dans notre région, comme partout en France, comme en témoigne la situation créée à Longueville-sur-Scie par le départ en retraite d’un médecin. Les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous augmentent. Il faut attendre parfois 6 mois pour en avoir un chez un spécialiste.

Dans les années prochaines, le problème devrait s’aggraver partout, du fait du départ en retraite massive des nombreux médecins formés dans la période qui a suivi 1968, et dans les années 70-80, la baisse des numérus clausus datant du milieu des années 80, et s’étant poursuivie jusqu’au début des années 2000. Depuis quelques années le numérus clausus a légèrement grimpé, mais il persiste, et le nombre de médecins produit est nettement insuffisant pour faire face aux besoins.

Pour combler les manques, on fait donc appel de plus en plus à des médecins étrangers. La France s’attache à séduire les meilleurs spécialistes de n’importe quel pays exploité du Tiers-monde, de l’Afrique à l’Europe de l’est, pour qu’ils abandonnent leur patrie et viennent compenser les insuffisances de la médecine française.

Or la formation de médecins coûte des sommes fabuleuses aux pays du tiers monde et de l’Europe de l’Est. Et cela prive ces pays de précieuses compétences, que les pays occidentaux viennent compenser ici ou la par de l’humanitaire. Le monde ne marche-t-il pas sur la tête ?

Loin de nous l’idée qu’il faudrait fermer les frontières aux médecins étrangers, mais, ne faudrait-il pas libérer l’accès aux 2e années de fac de médecine ?

Quelle différence y a-t-il entre la  2e centaine d’étudiants acceptés au passage en 2e année, ceux de la 3e centaine à qui l'accès est interdit ? Y a-t-il véritablement et réellement une différence de qualité qui justifie qu’ils soient rejetés ?

Nous ne le croyons pas. Alors, pourquoi priver la médecine française de leur potentiel ?

Mais peut-être certains font-ils le choix que les français se soignent moins, à cause de la baisse drastique et continue des remboursements de la sécurité sociale, et de l'augmentation inéluctable des cotisations des mutulles, suite au projet de leur taxation

 

Il est urgent de changer de politique, et de reconstruire une médecine qui réponde aux besoins de notre pays.

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