Pour un chantier EPR de Penly irréprochable socialement

Lu sur le site de la "CGT Intérim"

Le 6 mai, une soixantaine d'intérimaires polonais, soutenus par la CGT, ont manifesté aux entrées du chantier EPR de Flamanville (50) pour exiger le respect du Code du travail.

Détachés par la société d'intérim irlandaise ATLANCO, pour le compte de BOUYGUES, les travailleurs ont décidé de débrailler pour faire valoir leurs droits.

Avec des contrats hors-la-loi établis à partir de son agence de Chypre, qui n'ont rien à voir avec le droit social français, les intérimaires polonais se plaignent de ne pas bénéficier des mêmes droits que les salariés français. Dans les prochains jours, une réunion doit se tenir avec la direction.

ATLANCO n'est pas à son premier coup d'essai. Cette société s'était déjà illustrée en 2006-2007 dans des PME des Côtes-d'Armor et chez SAMRO, une entreprise de la métallurgie de Loire-Atlantique. Les salariés intérimaires polonais en mission étaient privés d'une partie de leur salaire et les frais de déplacement étaient défalqués sur les fiches de paie. Ceux qui réclamaient étaient renvoyés d'office au pays.

La CGT se bat contre ce dumping social, source « d'esclavage moderne ».

Elle se bat à Flamanville, comme elle se bat à Dieppe-Penly. C’est aujourd’hui qu’il faut se mobiliser pour un chantier EPR-Penly irréprochable socialement.

L'égalité de traitement, le respect des garanties sociales françaises doivent s'appliquer à tous les travailleurs quelque soit leur statut, quelque soit leur nationalité.

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