Privatisation d'EDF-GDF: stop à la désinformation anti-CGT !

Dans le numéro du 12 novembre 2014 des Informations dieppoises, le secrétaire local de Sud a proféré des propos plus que déplacés contre la CGT, à propos de la privation d'EDF-GDF. Le syndicat CGT de la centrale de Penly réagit, et déclare dans les Informations dieppoises du 21 novembre 2014:

"Sud y révise tout simplement l'histoire récente de la libéralisation du secteur de l'énergie, en accusant la CGT d'avoir signé un accord sur l'ouverture du capital d'EDF sous la présidence de Sarkozy.

La CGT rappelle donc, pour ceux qui comme Sud ont des soucis avec l'histoire, que ce n'est pas un accord mais une loi d'août 2004 qui a ouvert le capital d'EDF, sous la présidence de Chirac, avec à la baguette, Sarkozy, dans le costume de ministre de l'industrie.

La CGT rappelle aussi qu'elle a combattu avec les salariés, des mois durant, ce texte comme tous ceux qui, depuis 1995, avec les transpositions des directives européenne, ont porté des coups au service public de l'électricité.

C'est d'ailleurs toujours dans cet esprit que le syndicat CGT Penly a relayé l'appel de la Fédération nationale Mines Énergie CGT, invitant les salariés à se mettre en grève le 4 novembre, pour s'opposer aux notions néfastes de la loi sur la "transition énergétique". Sud appelant tardivement les salariés de la centrale à rejoindre finalement ce mouvement.

La CGT porte le projet de Pôle Public de l'Énergie qui exigerait la maîtrise de la Nation sur toutes les entreprises du secteur et qui est donc à l'opposé de la loi "transition énergétique" qui ouvre la privatisation  des concessions hydrauliques en France et stigmatise, en la plafonnant, la production d'électricité d'origine nucléaire notamment.

La CGT tenait à préciser ces éléments, car être syndicaliste, donc porte parole — en principe — des salariés exige un minimum d'honnêteté intellectuelle. Nous concluerons comme se permet l'organisation Sud: il faut dire la vérité aux gens."

Commentaires de l'Union locale CGT:

Ce n'est pas la première fois que cet individu, retraité d'EDF, et arrivé récemment à Dieppe, s'en prend à la CGT. Rappelons-nous qu'il y a quelques mois le même s'en était déjà pris dans la presse au secrétaire adjoint de notre Union locale CGT.

Nous nous contenterons de remarquer que ses propos sont dans la droite ligne de ceux du patronat local qui, à chaque fois que les travailleurs ont contesté ses choix, a tenté d'en faire porter la responsabilité sur la CGT.

Ce fut le cas:

  • > Lorsque le patronat a conteneurisé la banane, et a fait partir les trafics portuaires sur le Havre, touchant le port de Dieppe au cœur, et supprimant près de 700 emplois de dockers ;
  • > Lorsque l'Union européenne faisait fermer les Chantiers de la Manche
  • > Lorsque, suite de la fermeture de la ligne directe SNCF Dieppe-Paris par Gisors et Pontoise, au refus de faire de la publicité pour la ligne dans les gares parisiennes, à l'incitation faite aux voyageurs de lui préférer le détroit, et enfin — surtout ! — suite à la mise en service mortifère du concurrent de la ligne qu'est le Tunnel sous la Manche, la ligne transmanche SNCF / SNAT à été fermée.
  • > Etc.

Comme l'aurait dit — parait-il — Voltaire, "mentez, Mentez, il en restera toujours quelque chose". Sur chacun de ces dossiers il se trouve encore des gens pour en accuser la CGT, alors que celle-ci a tout fait pour combattre les choix de casse patronaux, défendre les entreprises et l'emploi.

Il nous semble, à la CGT, qu'à notre époque de graves offensives anti-sociales et anti-salariales, il y aurait surement beaucoup d'autres choses à faire que d'exacerber les divisions par de vaines diatribes anti-CGT.

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