Prix à la consommation: les pauvres bien plus touchés que les riches

cout-de-la-vieLes prix à la consommation ont augmenté de 27,2 % pour l'ensemble des ménages sur le territoire métropolitain de 1998 à 2013. Mais tous n'ont pas ressenti l'inflation de la même façon, explique l'Insee (Institut national de la statistique et des études), dans une étude mise à jour jeudi 11 septembre. Il dit aussi que la proportion des dépenses n'est pas la même selon le revenu. ce qui fait que les 10% des ménages les plus modestes ont subi une hausse des prix à la consommation de 29,2%, deux points de plus que l'inflation d'ensemble. Ils ont proportionnellement dépensé deux fois plus pour le logement (loyers, charges, eau, énergie) que les 10% les plus aisés. Idem, pour les dépenses qui concernent les boissons alcoolisées et le tabac.

À contrario les 10% les plus aisés ont connu une hausse des prix de 24,8%, soit 4,4% de moins que les plus modestes. Un écart qui a grandi chaque année entre 1998 et 2013, selon l'Insee.

Près de 20 ans après la disparition de l'indice des prix CGT, l'Insee confirme donc ce qui avait présidé à sa création. En quelque sorte l'Insee valide la revendication CGT d'une forte revendication des salaires sur la base minimum d'un SMIC à 1700€, le SMIC étant par nature le salaire d'un salarié sans qualification.

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