Profession infirmière: Les syndicats demandent à nouveau le fin de l’Ordre national

 

Lu sur le site de la CGT

 

Qui peut bien encore vouloir de l’Ordre national infirmier ? C’est la question que l’on peut se poser, mais surtout que devrait trancher le ministre du Travail Xavier Bertrand à qui les syndicats de salariés de la profession viennent d’écrire.

 

Le refus de paiement de la cotisation à l’Ordre Infirmier organisé par les syndicats de salariés a eu pour effet de faire reculer le gouvernement qui envisage maintenant une cotisation facultative. Il a eu également pour résultat un rejet massif de l’élection des conseillers de l’Ordre qui n’a pas mobilisé la profession réunissant seulement 13% d’électeurs et moins de 10% des infirmiers salariés.

 

Dernier effet en date, la présidente de l’Ordre des infirmiers, Dominique Le Boeuf, a annoncé vendredi 8 juillet sa démission, en dénonçant le « mépris » du gouvernement, auquel elle reproche de vouloir rendre facultative la cotisation des salariés à cet organisme.

 

Face à l’opposition de tous les syndicats d’infirmiers salariés, le conseil de l’Ordre avait accepté, le 29 mars, de réduire la cotisation des salariés à 30 euros contre 75 euros pour les infirmiers libéraux. Troisième effet, l’Ordre dont personne ne voulait, accuse aujourd’hui un déficit de 10 millions d’euros alors qu’il emploie pas moins de 120 personnes.

 

Dans leur courrier à Xavier Bertrand, les syndicats CGT, CFDT, CFTC, FO, SNICS, SUD, UNSA de la Santé "continuent de demander l’abrogation des lois et décrets instituant l’Ordre National Infirmier. Pour répondre aux besoins de représentation et de réflexion sur la profession infirmière, il faut renforcer les pouvoirs du Haut Conseil des Professions Paramédicales.
Les syndicats rappellent qu’avant même sa création, ils avaient dit qu’en aucun cas l’ONI ne répondait aux souhaits des professionnels, "nous faisons le constat aujourd’hui que nous sommes dans une impasse.

 

Plus aucun infirmier ne peut penser sérieusement que l’Ordre National Infirmier le représente, la démission de la présidente du Conseil National marque la déliquescence de cette structure. Il est urgent que le ministère prenne la décision d’organiser une table ronde avec les réels représentant des salariés que sont les organisations syndicales.

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