Propositions suite à négociations emploi des jeunes : Un hors sujet du Medef

 

Lu sur le site de l'Ugict-CGT

 

Ce lundi 11 juillet avait lieu une dernière séance de négociation sur l'emploi des jeunes. A vrai dire, il n'avait pas beaucoup travaillé, et le cartable était bien vide de propositions.
Il est bien plus facile de discuter dans les médias sur " comment ne pas limiter les rémunérations et bonus des directions des entreprises".... que d'apporter des solutions concrètes pour l'emploi des jeunes, et cela malgré l'enjeu pour le public concerné.
Le Medef a encore démontré combien la question de l'emploi des jeunes n'était pas le cadet de ses soucis.


Propositions du Medef : Du story telling pas cher !

 

Après avoir revu sa copie par 3 fois pendant la séance et divisé par 2 le nombre de pages, les "mesures" se limitent à un catalogue "story telling" :

  • => un parcours pour découvrir l'entreprise,
  • => un livret d'accueil,
  • => un référent,
  • => un tuteur pour les contrats de professionnalisation
  • => et sa charte du tuteur, 
  • => et pour finir un "dispositif exceptionnel" pour les jeunes actifs de moins de 26 ans en CDI, CDD de plus de 6 mois, contrats d'apprentissage et contrats de prof à partir du 1er novembre 2011 d'un montant de 40 millions d'euros pris dans les caisses de l'Unedic.

Cette dernière aide se révèle la seule "mesure" concrète, mais au vu du public indiqué par le Medef , 170 000 jeunes, le montant s'annonce comme une aumône : 235 euros...

 

Si nous prenons cette "aide" sur 1 an, nous obtenons la somme de ... 20 euros par mois !
 

 

Mais cette mesure pourrait facilement concerner entre 600 000 et 2 millions de jeunes par an ! Il faudra alors diminuer le montant par le nombre de bénéficiaires ???

 
La CGT ( et les jeunes ) attendaient bien autre chose !

  • - des mesures concrètes concernant le transport , avec la prise en charge des frais de transport à 50 % pour les contrats d'apprentissage et les contrats de professionnalisation,
  • - de l'argent pour la restauration ( accès aux restaurants d'entreprise ou aux chèques vacances au même titre que les salariés ),
  • - l'augmentation des rémunérations des contrats de professionnalisation et d'apprentissages et un salaire égale au SMIC ou aux minimas conventionnels dès l'obtention du diplôme pendant le contrat,
  • - un tutorat obligatoire pour tous les contrats en alternance et les stagiaires, avec une formation, une reconnaissance de cette formation, une décharge de temps de travail pour exercer le suivi et une rémunération en proportion des missions de tutorat.

Surtout, pour la CGT, le vrai sujet de la négociation aurait dû être l'accès à un emploi stable pour les jeunes, avec la mise en place de mesures contraignantes pour pénaliser les entreprises qui ne recrutent pas les jeunes en CDI.


 La CGT reste à la disposition du Medef pour réviser cet été s'il y avait une session de rattrapage.

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