Rémi Fraisse est mort.

Communiqué de l'Union Départementale CGT de Seine-Maritime

Ce jeune militant a été tué alors qu’il s’opposait, avec plusieurs milliers de manifestants, à la construction d’un barrage dont tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’il est inutile.

La gendarmerie a fait, ce jour, usage de tous les moyens qu’elle avait à sa disposition pour défendre le terrain, alors même qu’il n’y avait rien à défendre.

Ceux qui ont donné l’ordre sont donc responsables de ce décès.

Dimanche 26 octobre, le pire est arrivé.

Mais il est maintenant régulier que des syndicalistes soient poursuivis pour des actions militantes : récemment sur le département, il y a eu les « 4 » du Havre, mais aussi la récente condamnation de syndicalistes paysans pour avoir contesté la « ferme-usine » des milles-vaches …

Le rejet définitif de fait la loi d’amnistie votée au Sénat, le refus de décriminaliser l’action syndicale et militante démontre que le gouvernement entend conserver tout son arsenal répressif pour s’opposer à nos luttes.

L’Union Départementale demande :

  • - que toute la vérité soit faite sur la mort de Rémi, non seulement sur les faits mais aussi sur les donneurs d’ordre
  • - que l’utilisation d’armes potentiellement létales soit interdite à la police et aux gendarmes
  • - qu’en mémoire de Rémi, et pour que son combat ne soit pas vain, le projet de barrage soit définitivement abandonné.

L’Union Départementale s’associera aux initiatives unitaires organisées dans le département sur ces bases.

Sur Rouen, un rassemblement aura lieu à l’initiative du Comité de Défense des Libertés Fondamentales le mardi 4 novembre 2014 à 18 H, place de l’Hôtel de ville pour se rendre au Palais de justice.

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