Report de l’enquête publique et confirmation du projet EPR

Communiqué du comité régional CGT de Normandie

L’enquête publique qui devait débuter en octobre 2011, est repoussée en 2012. Le motif invoqué par EDF concerne les évaluations complémentaires de sûreté post Fukushima demandées par l’ASN, des évaluations que les équipes EDF, en charge du projet, doivent intégrer. Voilà, en substance, les raisons de ce report.

Le projet EPR Penly n’est pas suspendu confirme le ministère concerné. Nous nous en félicitons pour les salariés et la santé économique des bassins d’emplois de Dieppe et Eu-Le Tréport.

Personne, et surtout pas la CGT, ne se plaindra de ce report, dès lors qu’il s’agit d’améliorer et renforcer ce projet dans les domaines de la sûreté et de la sécurité.

  • => Les conditions de vie et de travail,
  • => la sous-traitance,
  • => l’embauche et la  formation, 
  • => les libertés syndicales
  • => et la démocratie
    • sont autant de facteurs humains qui concourent soit à la dégradation soit à l’amélioration de la sûreté et de la sécurité dans les entreprises. 

Or la privatisation d’EDF-GDF et la libéralisation du marché de l’énergie font peser des contraintes toujours plus fortes sur les salariés qui construisent, exploitent et assurent la maintenance des installations avec des conséquences sur la sécurité et la santé des salariés eux mêmes.

Du scandale du médiator aux catastrophes de Fukushima et AZF, nous savons que la  recherche du profit fait rarement bon ménage avec la sécurité.

La collision entre le débat public et la proximité des élections présidentielles n’est sans doute pas sans conséquences sur ce report. Pour la CGT,  il serait regrettable que l’enquête publique sur le projet EPR à Penly soit prise en otage à des fins électorales.

Une surenchère électorale tournant le dos au Grenelle de l’environnement, et qui conduirait à définir le nombre de site de production d’énergie nucléaire à fermer, de projets à abandonner, de milliers d’emplois à supprimer dans les filières industrielles n’aurait aucun sens alors que des attentes sociales profondes traversent la société.   

Les questions de l’emploi, des salaires, de la retraite, du développement industriel, de la recherche, de la protection sociale mais aussi des réponses aux besoins énergétiques,  de la maîtrise publique et du droit à l’énergie pour tous, sont autant de sujets que les salariés et les populations ont intérêt à imposer dans le débat électoral.

 

Contacts: Jean-françois Sobecki, coordinateur CGT Chantier EPR Penly – 06 74 09 64 93

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