Solidarité avec les travailleurs et population japonais

 

Communiqué de presse: CGT Normandie.

 

Le Japon vient d’être victime, une nouvelle fois, d’un séisme aux conséquences dévastatrices. Les informations dramatiques qui proviennent du Japon donnent à voir l’ampleur de la catastrophe dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences.

 

L’heure est à la solidarité, dès à présent, la CGT organise une campagne de solidarité financière en étroite collaboration avec nos camarades des syndicats japonais.

 

C’est aux populations, aux salariés des sites nucléaires et à leurs organisations syndicales qui vivent cette tragédie que nous voulons apporter notre solidarité. Nous pensons en particulier aux travailleurs du secteur de l’énergie qui sont aujourd’hui en première ligne pour garantir, dans des conditions extrêmement difficiles, voire tragiques, la sécurité des personnes, des installations électriques et assurer le mieux possible, la continuité de fourniture d’électricité au pays.

 

Nous savons que les industriels japonais du secteur ont déjà tenté de minimiser les incidents et accidents par le passé. Ce n’est acceptable, ni au Japon, ni en France. L’information et la transparence doivent être de mise dans un secteur sensible comme celui de l’industrie nucléaire.

 

Il est nécessaire d’analyser les évènements qui se produisent et qui ne sont d’ailleurs pas terminés. Cette analyse doit se faire de manière objective, scientifique, sérieuse et transparente afin d’en tirer tous les enseignements. La CGT s’est exprimée à maintes reprises pour exiger cette transparence, y compris récemment lors de la remise du rapport Roussely.

 

La situation préoccupante au Japon aura des répercussions en France. Il est donc plus que jamais nécessaire de poursuivre le débat sur l’énergie nucléaire, les normes de  sécurité et les conditions d’exploitation, afin que les citoyens, saisis de tous les enjeux, puissent se forger leur avis.

 

La production d’énergie, notamment le secteur de l’énergie nucléaire doit totalement s’affranchir des critères de rentabilité et des logiques financières. Le retour à la maîtrise publique de l’énergie est un élément essentiel du débat. Nous l’avions déjà fortement affirmé dans le cadre du débat public sur l’EPR à Penly.  

 

La cohérence de la filière de l’énergie a laissé place à une concurrence exacerbée par une privatisation source de gâchis. La recherche de la rentabilité ne fait pas bon ménage avec l’exigence de sécurité. La tragédie japonaise est un cruel rappel à l’ordre.

 

La formation, les conditions de travail,  le statut des salariés de filière nucléaire y compris avec ses sous traitants de la maintenance  peuvent seuls garantir la sécurité des installations et des personnes. Ce sont ces questions clefs que la CGT entend défendre sans relache.


Contact : Jean-François Sobecki, coordinateur CGT, chantier EPR Penly, 06 74 09 64 93


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