Stop à l'accélération  et la frénésie de mauvais coups !

En ce début d'année tout se passe comme si le gouvernement et sa majorité savaient que leur temps était compté. Ils multiplient les mauvais coups; et ce jusqu'à l'overdose !

D'ici les élections, tout semble se passer comme si pas une minute n'était perdue, par ceux qui s'accrochent au pouvoir, pour accumuler les attaques contre les salariés.

Ainsi l'Assemblée nationale a-t-elle été saisie hier d'une proposition de loi UMP limitant le droit de grève dans le transport aérien. Les grévistes devraient se déclarer quarante-huit heures avant, s'exposant ainsi aux pressions des employeurs.

Calquée sur la loi de 2007 qui entrave le droit de grève dans le transport terrestre, la proposition de loi repose sur trois prétendus principes :

  • => l'instauration d'une « négociation » en amont de la grève,
  • => l'obligation pour les salariés de se déclarer individuellement gréviste quarante-huit heures au préalable,
  • => et l'incitation pour les compagnies aériennes à fournir des informations aux passagers sur l'état du trafic vingt-quatre heures avant leur vol.

Sur le premier point, comme sur les autres, c'est évidemment "du pipeau" ! Dans toutes les entreprises où les préavis de grève existent les syndicats essaient déjà de négocier avant de faire grève. Mais s'il y a grève, c'est bien évidemment parce que les patrons ne veulent pas négocier. Cette loi n'a donc pour but que de renforcer la dictature patronale.

Au delà de cette annonce, qui vient après d'autres tout aussi négatives, se pose la question de l'intérêt qu'il y a de bousculer ainsi le calendrier du législateur, d'autant que pour qu'une loi soit votée, il faut qu'elle passe au Sénat, puis qu'elle revienne à l'Assemblée Nationale, mais ce n'est pas tout: pour qu'elle soit applicable encore faut-il qu'elle soit publiée au Journal officiel (JO), et puis que des décrets d'applications le soient également ; cela prend en général plusieurs mois. Nous entrons dans une période où de nombreuses lois votées pourraient ne pas être appliquées, faute d'un délais suffisant pour les promulguer; Sauf à bâcler les texte, ou à les écrire tellement mal que, comme c'est d'ailleurs le cas pour de nombreuses lois depuis une dizaine d'année, qui fontt que le principe fontamental de la légalité républicaine "nul n'est sense ignorer la loi" devient impossible à tenir. Qui peut dire qu'il connait la loi aujourd'hui ?

Alors pourquoi cette frénésie destructrice du droit ?

Cette nouvelle annonce de loi, en plus de renforcer le climat de fin de règne dans lequel nous sommes plongé, nous incite à appeler les salariés à la mobilisation, et à l'action revendicative, pour empêcher que la frénésie de réforme, menée par des individus en partance, ne pollue la situation sociale pour des mois et des années, à la suite des élections prochaines.

Syndiquez vous ! Renforcez la CGT !

 

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