Trop de travail à l'intérieur, Trop de chomeurs à l'extérieur ! faut embaucher !


Coup sur coup deux événements ont mis les chemins de fer sur le devant de l’actualité.

L’un très grave, c’est l’accident qui a eu lieu en Belgique. Le choc frontal de deux trains a provoqué la mort de dizaines de personnes dont les conducteurs.


L’autre, insignifiant en regard de la gravité du premier, c’est le TGV 8617 qui n’a pas respecté l’arrêt à la gare du Mans.


Entre ces deux extrêmes, il y a les retards quotidienS que les voyageurs subissent essentiellement des salariés, qui cherchent à rejoindre la gare St Lazare, conséquences de pannes de locomotives, pannes de caténaires, quant ce n’est pas glissement de terrain et accidents de personnes (suicides).


Dans tous les cas c’est la gestion à la mode capitaliste des chemins de fer, c'est-à-dire le recherche de l’extrême rentabilité, marquée par les suppressions d'emplois et les économies sur l'entretien courant, qui est la cause de cette situation.  


Il faut le dire avec force: on ne peut pas supprimer près de 25000 emplois de cheminots en 7 ans en France ( c’est la même politique en Belgique et partout en Europe) sans que la qualité du Service Public, voire le niveau de la sécurité en pâtissent !


Mais à chaque fois c’est le lampiste qui est montré du doigt, comme dans l’affaire du TGV 8617 où les médias tapent sur le conducteur, alors que son ordre de conduite ne prévoyait pas d’arrêt au Mans.


En 2010, nous arrivons à une époque où c’est tout le système économique qui se grippe parce que les spéculateurs cupides et leurs émules veulent que tout fonctionne avec le moins possible d’êtres humains : Enseignement, Total, Hôpital, Ikea, Véolia Poste, Telecom, Esso, SNCF, Renault, Michelin, EDF, Nestlé, GDF, etc.


Et avec moins d'humains en activité, c'est, à l'autre bout de la chaine, moins d'humains en capacité de consommer les produits et services.


N’est-il pas urgent de réinjecter massivement des humains dans le système ?


Aujourd'hui on annonce des profits record pour les banques qui ont bénéficié des mannes financières de l'Etat.


En face la pauvreté et la misère s'étendent. Et  le gouvernement veut réduire le niveau des retraites. A l'image de ce que fait le patronat dans l'industrie et le commerce, il veut réduire encore plus les emplois dans les services publics qui n'en peuvent plus.


Face à cette contradiction croissante, n'est-il pas temps que l'expression collective des salariés monte d'un cran ?


Renforcez la Cgt !

 

 

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