Un salarié français sur 3 veut quitter son entreprise !

Cela n’a pas surpris les militants syndicaux : d’après un sondage environ 30% des salariés pensent sérieusement à quitter leur poste actuel d'après l'étude "What's working" menée par le cabinet Mercer et publiée lundi 36 septembre 2011 par le quotidien 'La Tribune'. Une proportion qui est en nette augmentation depuis 2007 (+57%).

Parallèlement, seulement 50% des salariés français restent fortement attachés à leur entreprise -contre 61% en 2007 – et ils ne sont qu’une petite majorité à parler positivement decelle-ci (56 %). Du côté des salaires et avantages sociaux pratiqués par les entreprises, les salariés les trouvent de moins en moins avantageux : Ils sont seulement 30% à les estimer convenables...

L'étude a été menée au cours des 6 derniers mois auprès de 30.000 salariés d'entreprises dans 16 pays dont 2.000 en France.

Pour la CGT, c’est l’émergence d’une réalité trop souvent tue par les médias, mais qui perce chaque jour un peu plus, notamment depuis la crise de France Telecom Orange (vague de suicides dans cette entreprise), et qui est inscrite, quasiment avec les mêmes pourcentages, dans le rapport produit après une longue equête dans cette entreprise par le cabinet Technologia.

Quitter son entreprise ? Une illusion !

La fuite n'est jamais une bonne solution, d'autant qu'ailleurs on retrouve en général la même situation dans leur nouveau poste (car c'est partout pareil !)

Si autant de salariés veulent quitter leur entreprise pour trouver mieux ailleurs, c’est que le problème est général; la situation de toutes les entreprises est similaires.

  • => salaires trop bas,
  • => trop de pression au travail,
  • => absence de partage des gains de productivité,
  • => non remplacement des départs,
  • => baisse des effectifs,
  • => absence de marge de manœuvre dans l’exercice de son travail,
  • => dictature des objectifs et surtout du résultat financier à atteindre,
  • => manque de reconnaissance,
  • => autisme des directions,
  • => etc.

Autant de sujets qui génèrent des revendications non satisfaites, et qui sont la marque de l’exercice de politiques patronales similaires, méprisantes vis-à-vis des salariés, et dictatoriales.

Autant de sujets qui nécessitent le renforcement de la CGT, et la mobilisation collective des salariés pour la résolution des problèmes et la satisfaction des revendications.

Autant de raisons qui justifient la participation du plus grand nombre à la journée d'action interprofessionnelle et intersyndicale du 11 octobre prochain.

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