Une marée humaine contre la réforme du travail en Espagne

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Des centaines de milliers de manifestants, agitant des drapeaux rouges, ont envahi les villes d'Espagne dimanche 19 février pour protester contre la réforme du travail, première réponse de masse au gouvernement qui espère lutter contre un chômage de près de 23 %.

Le gouvernement a adopté le 11 février une réforme pour flexibiliser le marché du travail, incluant la baisse des indemnités de licenciement et des mesures pour soi-disant stimuler l'emploi des jeunes.

Les deux principales manifestations ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes à Madrid et Barcelone, répondant à l'appel des syndicats pour protester contre cette réforme qui va selon eux accélérer la destruction d'emplois. Des manifestations semblables étaient convoquées dans 57 villes d'Espagne contre la réforme annoncée par le gouvernement de droite,  sous prétexte d'aider le pays à sortir de la crise et d'un chômage de 22,85 %, un record parmi les pays industrialisés.

Les syndicats ont fait état d'une très forte mobilisation, annonçant:

  • => 500 000 manifestants à Madrid,
  • => 400 000 à Barcelone,
  • => 150 000 à Valence,
  • => 50 000 à Séville.

 

A Madrid, les manifestants rassemblés à l'appel de l'UGT et du CCOO (Commissions Ouvrières), les deux grands syndicats espagnols, ont envahi les grandes avenues du centre de la capitale en portant des pancartes avec les mots "Non à la réforme du travail injuste, inefficace, inutile" ou "Non à la réforme et aux coupes budgétaires. Grève générale". "Grève, grève, grève", criaient les manifestants, qui ont appelé le gouvernement à ouvrir des négociations sur la réforme du travail. "Banquiers, voleurs, rendez les millions", criaient aussi les manifestants qui défilaient à Barcelone.

Les jeunes très mobilisés !  

Premiers frappés par le chômage, avec 48,6 % des 16-24 ans sans emploi, les jeunes étaient aussi au rendez-vous. C’est l’évidence, leurgénération risque d’avoir moins de droits que celle de leurs parents, et ils ne vivront pas aussi bien.

Après la réforme budgétaire visant un déficit zéro en 2020, et celle du secteur bancaire pour le nettoyer de ses actifs immobiliers pourris, le marché du travail est le troisième grand chantier amorcé par le nouveau gouvernement espagnol pour prétendument redresser l'économie du pays : il se révèle être essentiellement une attaque contre les acquis sociaux, et provoque, à l’évidence, la réaction unanime du monde du travail.

En France, comme partout en Europe, retrouvons nous tous ensemble le 29 février !

Non à l'austérité !  Oui à la réindustrialisation !

Non à la TVA sociale ! Non aux jours de carence !

Rassemblement le 29 février, à Dieppe,

devant la Gare SNCF, à 10h30,

Lire aussi l’article consacré aux conséquences de la politique d’austérité en Espagne sur le site de la Confédération Européenne des Syndicats.

Lire (en espagnol) le communiqué des Commissions ouvrières espagnoles

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