Violences policières à Lyon contre des soignantes.

Communiqué du syndicat CGT des hospitaliers de Dieppe

Violences policières à Lyon contre des soignantes.

Jeudi 6 octobre, lors de la manifestation des personnels de la santé et du médico-social à Lyon, 2 infirmières et une agent administrative travaillant à la clinique mutualiste de Saint Etienne (42) ont été gravement accidentées. La secrétaire du syndicat CGT de la clinique est actuellement entre la vie et la mort.

Comment en est-on arrivé là ?

Depuis 15 mois, des employeurs de cliniques privées ont dénoncé la Convention Collective Nationale (CCN 51).

Depuis 15 mois, les salariées des cliniques, avec la CGT, demandent le maintien de la CCN 51 et de leurs acquis. Ni plus, ni moins.

Mais le patronat des cliniques ne veut rien savoir et exige la fin de la convention collective 51.

Le patronat tenait congrès à Lyon le jeudi 6 octobre.

Ce jeudi 6 octobre, à l’appel de CGT, FO, CFDT , SUD et CFTC, les salariées des cliniques privées, venues parfois de très loin, manifestaient à 2000 à Lyon pour défendre la CCN 51.

Les CRS ont utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser les manifestantes, 3 collègues ont fait une chute grave dans un trou.

Qui pourra nous faire croire que les 2000 salariés, essentiellement des femmes, ont pu exercer « une pression forte et agressive » comme l’indique le communiqué du Préfet du Rhône, pour justifier le gazage des CRS ?

Ce drame a une origine : La volonté patronale depuis 15 mois de casser la Convention collective.

Casser une convention collective nationale, c’est la même chose que de casser le statut des fonctionnaires hospitaliers comme le fait le gouvernement en organisant la multiplication des CDD et les CDI.

Comme le dit la fédération Santé Action sociale CGT : « Ce drame… donne encore plus de raison pour poursuivre et amplifier l’action pour exiger l’arrêt immédiat de la dénonciation de la convention collective 51 et de toute remise en cause des acquis sociaux ».

La CGT des hospitaliers de Dieppe assure les collègues blessées de sa solidarité et de son soutien.

Nous réaffirmons :

Arrêt immédiat de la dénonciation de la Convention collective 51.

Pas touche à notre statut – Mise en stage des contractuels – Retrait du projet de loi Tron.

Dieppe le 10 octobre 2011.

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