Vive les fonctionnaires !

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Depuis plusieurs semaines, débat budgétaire aidant, on assiste à une surenchère d’attaques et de remises en cause des fonctionnaires. « Privilégiés », « planqués », « coûteux »… les fonctionnaires sont utilisés comme boucs émissaires et tenus pour responsables des déficits et de la crise.

Qui rappelle que le point d’indice des fonctionnaires est bloqué depuis maintenant cinq ans, et que leur salaire réel a baissé ?

Qui explique que le terme « fonctionnaire », maintenant presque utilisé comme une insulte, recouvre des métiers indispensables au développement économique et à la cohésion sociale ?

Qui dit que la compétitivité de la France à l’international est d’abord liée à la qualité de ses services publics et au fait que ses fonctionnaires sont le premier rempart contre la corruption ?

Dans leur majorité, les fonctionnaires ont choisi leur métier pour défendre l’intérêt général et sont confrontés, du fait de l’austérité et des réformes imposées d’en haut, à une remise en cause de leur éthique professionnelle et à une perte du sens de leur travail.

Education, santé, justice, recherche, aménagement du territoire… alors que la désespérance et le repli sur soi ne cessent de miner notre société, les fonctionnaires sont indispensables pour faire de notre devise républicaine une réalité et pour garantir le vivre ensemble.

C’est en investissant dans les services publics que la France sortira de la crise et construira son avenir. C’est en donnant aux fonctionnaires les moyens de bien travailler, en reconnaissant leurs qualifications et en leur permettant d’exercer pleinement leurs responsabilités sociales que la France renouera avec le progrès. Le bulletin de vote Cgt est un outil pour faire passer ce message le 4 décembre prochain.

Cette stratégie d’opposition public/privé s’intègre plus largement dans la campagne de division des salariés organisée par le patronat et le gouvernement pour casser les mobilisations. Ainsi, successivement, les cheminots ont été traités d’irresponsables et les cadres de la Sncf sommés de faire les « gilets rouges », puis les pilotes d’Air France accusés d’être des privilégiés, les autres personnels étant appelés à condamner le mouvement. Plus que jamais, notre capacité à mobiliser dépend de notre faculté de rassembler les salariés en traitant les spécificités issues des rapports sociaux.

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