Lundi 13 mai 2013
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Thierry Lepaon au Grand Rendez-vous d'Europe1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en
France
Thierry Lepaon, le nouveau secrétaire général de la CGT, interrogé lors du Grand
rendez-vous Europe1/iTélé/Le Parisien-Aujourd'hui en France le dimanche 12 mai 2013, appelle à la mobilisation des salariés !
La CGT craint une privatisation d'EDF et de la SNCF
Il a jugé que le gouvernement, en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%,
"a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d'actifs de l'État dans deux grandes entreprises, EDF et la
SNCF".
"Cela veut dire que demain on risque d'avoir une ouverture à la concurrence, voire une privatisation de deux
grandes entreprises qui aujourd'hui structurent notre pays", a-t-il estimé.
"La question de l'égalité de l'accès à l'énergie et aux transports ferroviaires, ce sont des questions sur
lesquelles, sans débat national, le gouvernement est en train d'opérer des choix", a-t-il affirmé.
La CGT appelle à une "Irruption des salariés sur le terrain social" sur la question des retraites
Par ailleurs, Thierry Lepaon a appeléà "une irruption des salariés sur le terrain social" à propos de la
future réforme des retraites, estimant qu'elle "va nécessiter une mobilisation d'ampleur".
"La question des retraites va nécessiter une mobilisation d'ampleur des salariés", a-t-il déclaré. "La
question du rapport de force est une question essentielle. Il faut que les salariés s'occupent de leurs affaires", a ajouté Thierry Lepaon, jugeant que "le résultat d'une négociation,
c'est avant tout le résultat d'une mobilisation".
"Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des
choses s'ils n'investissent pas le terrain social et s'ils ne se mobilisent pas", a-t-il précisé.
Rencontre avec Jean-Marc Ayrault le 13 mai 2013
Thierry Lepaon s'exprimait à la veille d'une rencontre entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et les syndicats
pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin.
Le numéro un de la CGT a demandé une réforme du financement des retraites "structurelle" qui passe, selon lui,
par:
-
=> l'augmentation des salaires,
-
=> l'emploi et
-
=> la croissance.
Refusant une nouvelle adaptation du système actuel, il a déclaré que la CGT n'accepterait ni un allongement de la durée
des cotisations ni une baisse du montant des pensions.
"Si on allait vers un salaire minimum à 1.700 euros, on n'aurait pas de problème de retraite", a-t-il dit.
"L'autre curseur c'est l'emploi et donc la croissance", a-t-il estimé.
"si on augmente les salaires et si on augmente le nombre de salariés au travail, on n'a pas de problème de
retraite" a-t-il insisté.