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En décembre 2012, en votant, les salariés des Très Petites Entreprises ont placé la CGT très loin devant toutes les autres organisations syndicales !

35% pour la CGT en Seine-Maritime !

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La CGT est la 1ère organisation syndicale !

 

Union locale CGT des salariés de la région dieppoise.
2 bis rue d'Ecosse (Place Louis Vitet)
76200 Dieppe
tel: 02 35 84 23 81
fax: 02 35 84 34 07
e-mail:
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L'Union locale couvre les cantons de Dieppe Est, Dieppe Ouest, Envemeu, St Nicolas d'Aliermont, Bellencombre, St Saens, Tôtes, Longueville, Bacqueville, Offranville, Fontaine-le-Dun, St Valéry-en-Caux, Cany-Barville, Doudeville.

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L’Union Locale est ouverte tous les jours ouvrables

Le lundi, au minimum de 14h00 à 16h00 (mais souvent dès le matin)

Le mardi, avec notamment la permanence des dockers retraités,

Le mercredi toute la journée, avec la pemanence juridique à partir de 14h00,

Le jeudi, avec notamment la permanence des cheminots retraités,

Le vendredi, avec les marins (toute la journée) et la permanence Conseil général de 14h00 à 16h00

La présence à l'UL est renforcée en fonction de la présence ou non de camarades bénévoles.

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Service public

Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 11:26

Les fonctionnaires des routes de la DIR(ex-DDE) une nouvelle fois endeuillés

2013-06-06-Accident-DIR-ile-de-france.JPGCommuniqué de la FNEE-CGT

Jonathan Péan, TSDD au CEI de Fontenay-en-Parisis,  est décédé après avoir été percuté par un poids-lourds le 6 juin après-midi.  

Vers 15h45, le fourgon de la DiRIF qui neutralisait la voie de droite sur la Francilienne au droit de Fontenay-en-Parisis (Val-d’Oise) pour des travaux de broyage de branches, a été violemment percuté par un poids-lourds.

Les deux agents, Florian Fenneteau et Nordine Farhat, dans le fourgon, évacués par les pompiers, ont rapidement quitté l’hôpital, après un examen médical globalement positif.

L’intervenant de l’entreprise de broyage, évacué par hélicoptère, est encore hospitalisé.

Nos pensées et notre plein soutien accompagne la veuve de Jonathan, très éprouvée par ce drame qui l’accable, la laissant seule avec leur enfant de 18 mois.

Les congressistes réunis pour le 15ème congrès de la FNEE-CGT, lui ont rendu un hommage en observant une minute de silence. Notre camarade Jonathan Péan était très actif et apprécié au sein du SNPTRI-CGT et plus largement par les militants de la Fédération CGT.

Les ministres, Delphine Batho et Frédéric Cuvillier, ainsi que le Secrétaire général du ministère et le Directeur des infrastructures de transport, ont témoigné de leur soutien dans cette épreuve. Dans un communiqué le ministre des transports indique : « Cet accident rappelle que les agents d’exploitation des routes interviennent quotidiennement au service de la sécurité et des usagers, mais qu’eux-mêmes encourent des risques dont chacun doit prendre conscience. »

La FNEE-CGT réaffirme sa revendication de la reconnaissance de la pénibilité pour les personnels d’exploitation avec la prise en compte d’un départ anticipé à la retraite.

Le 17 juin, jour du groupe de travail ministériel « accidentologie », le 15ème congrès a décidé à l’unanimité que soient déposé des droits de retrait sur tous les chantiers programmés ce jour afin de peser pour faire aboutir nos revendications.

Par ailleurs, une délégation de la FNEE-CGT rencontre lundi 10 juin le nouveau Directeur des ressources humaines du ministère M. François Cazottes, elle profitera de cette rencontre pour réaffirmer cette revendication suite à cet accident dramatique.

Montreuil, le 7 juin 2013

L'UL CGT de Dieppe rappelle que ces salariés, qui risquent leur vie tous les jours au service des autres, sont toujours pénalisés par le blocage de leur salaire décidé par le gouvernement Sarkozy (politique poursuivie par le gouvernement actuel), ce qui se traduit par la baisse de leur rémunération nette à cause de l'augmentation de leurs cotisations retraites décidée par le même gouvernement.

Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 10:00

Reconnaissance de la pénibilité et de l’insalubrité: Egoutiers et personnels d’assainissement en grève le 6 juin

egoutier.jpg
A l’appel de la fédération CGT des Services publics, les personnels travaillant dans les égouts, les réseaux d’eaux résiduaires souterrains, confinés ou de surface seront une nouvelle fois en grève.

Ils réclament la reconnaissance par leur régime de retraite de l’insalubrité dans laquelle ils évoluent.

Avant les réformes successives des retraites, et avant la privatisation de nombreux services de eaux, les salariés qui travaillaient dans les égoût bénéficiaient de la retraite à 50 ans. Aujourd'hui, patir à la retraite à 50 ans c'est fini, et avec la mise en place d'une "durée d'assurance" obligatoire sous peine de décote, l'âge de départ en retraite recule inexorablement, malgré la pénibilité manifeste de leur travail, et les risques liés aux conditions d'hygiène et de sécurité de leur métier.

Quant aux salariés du secteur privé, c'est le copu de massue: Le départ à la retraite se fait aujourd'hui au plus tôt à l'âge de 60 ans, s'ils remplissent la condition de trimestres demandés avant 20 ans, ET la condition de durée d'assurance (le nombre d etrimestres) avant 60 ans, soit 10 ans de plus qu'avant la 1ère loi Fillon, sinon c'est 62 ans (soit 12 ans de plus qu'il y a 10 ans)!! Avec, en plus, les risques que leur situation ne se dégrade encore avec la future réforme Hollande. ça suffit !!

La CGT des Services publics revendique que soit prise en compte la situation de tous les salariés en contact avec les eaux résiduaires, afin que soit reconnu le caractère insalubre de leur travail et qu’ils puissent bénéficier d’ouverture des droits au départ en retraite également anticipés.

Dans le préavis déposé par la CGT auprès de la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, la fédération explique que "le milieu insalubre ne se limite pas aux seuls réseaux souterrains d’égouts, mais à l’ensemble des réseaux d’eaux résiduaires, qu’ils soient souterrains, confinés ou de surface. Ces réseaux débutent dès le collectage des eaux usées relâchées par les usagers, et se terminent à la fin de l’épuration de ces eaux usées et du traitement des déchets et de l’atmosphère."

Ce 6 juin sera donc marqué par une journée d’action, d’arrêt de travail avec une manifestation à Paris.

Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 17:38

Zéro voix pour Sapin : casse de l’inspection du travail recalée !

Lu sur le site de l'Humanité

Un "plan Sapin" depuis juillet 2012 envisage la disparition des sections d’inspection du travail territoriales et généralistes. Jusque-là, une section était affectée à un territoire délimité et devait contrôler, en moyenne, 3 000 entreprises, 30 000 salariés. Inspecteurs et contrôleurs intervenaient « en opportunité » : c’est-à-dire qu’ils jugeaient eux-mêmes des priorités de leurs dossiers.

Ils étaient sous la pression des salariés de leur secteur : ils les recevaient dans des permanences, et pouvaient se rendre dans les entreprises à toute heure, sans prévenir, pour imposer le respect du Code du travail aux employeurs assujettis. Les actions étaient indépendantes (convention OIT n° 81) mais pas « neutres » : l’inspection avait pour « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ».

Le « plan Sapin » vise à supprimer la base géographique et à définir les missions non plus par le champ d’action et les demandes des salariés… mais par le haut, par les exigences de la hiérarchie.

Les sections seraient redécoupées, des « brigades spécialisées » par branche, secteur, thème les remplaceraient, et la hiérarchie dicterait « là où il faut aller », « quand il faut y aller », « les actions prioritaires » qu’il faudra mener. Les « brigades » seront diligentées selon les aléas politiques de la chefferie, elles seront spécialisées et non plus généralistes, elles pourront être plusieurs sur un même secteur ou une même entreprise.

Les agents n’auront plus ni opportunité, ni continuité de terrain, ni vision globale dans la durée, ni maîtrise de leurs actions.

Pour cela, il fallait casser les organisations existantes.

Il existe 767 sections d’inspection, 767 inspecteurs, 1 500 contrôleurs, 1 500 secrétaires : une section, c’était cinq agents : un inspecteur, deux contrôleurs, deux secrétaires.

Alors ils ont commencé à réduire les secrétariats.

Puis ils ont promu les contrôleurs… inspecteurs, à raison de 540 pour commencer et le reste étalé sur douze ans.

Ça fait « carotte », ça concentre et supprime des postes, ça divise les rangs, ça casse efficacement l’organisation des sections.

Sapin a organisé depuis des mois et des mois une vaste « concertation » avec enquêtes, audits, entrevues collectives et individuelles, négociations avec les syndicats… enfin, tout ce tintamarre qui est ordinairement pratiqué pour forcer la main aux personnels… Il devait rendre avis en juillet 2013.

Mais l’échec est total : chou blanc ! Extraordinaire : après dix mois d’effort, le « plan Sapin » a obtenu ZÉRO voix dans l’inspection.

Aucun soutien ! CGT, SUD, Snutefe, FO votent contre, CFDT et Unsa s’abstiennent.

ZÉRO voix ! Bisque bisque bisque rage ! Vont-ils quand même oser passer en force contre 100 % de ceux avec lesquels ils avaient promis de se « concerter » ?

Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 13:08

La Poste se lance dans le téléphone !

Box SFR La Poste, à travers sa filiale, "La Poste Mobile", a élargi sa gamme de produits avec le lancement de sa BOX "quadruple play" le lundi 22 avril 2013. Les services d'accès Internet, de téléphonie fixe et télévision seront assurés par la box de SFR. "La Poste Mobile" compte profiter des bureaux de poste pour vendre directement cette nouvelle offre au plus près de la population.

En quelque sorte, La Poste fait en 2013, ce que les PTT ont toujours refusé de faire avant la privatisation des France Telecom en 1997, et surtout avant la séparation de ses deux branches Poste et France Telecom en 1990: ouvrir des guichets France Telecom dans tous les bureaux de poste !

C'était pourtant initialement une revendication de la CGT, et celle-ci n’a pas ménagé ses efforts pour y parvenir.

Mais les deux directions des PTT, celle de la Poste, d’un coté, et de l'autre celle de France Telecom, acquises toutes les deux au libéralisme le plus intégriste, et au dogme de la concurrence "libre et non faussée", militaient toutes les deux pour la séparation de leurs deux branches, postales et télécommunications, de concert avec les "politiques"; Elles ont toujours opposé un refus catégorique à ce qui paraissait pourtant évident et logique.

Rappel: La Poste et France Telecom (qui va devenir entièrement Orange en juillet 2013) sont issues toutes les deux d'une même entité: l'administration des PTT.

Pour la CGT, La Poste privilégie évidemment, ici comme toujours, la rentabilité financière, et continue le rythme des réorganisations et des suppressions d’emplois. La Poste ne répond absolument pas aux attentes et aspirations des postières et postiers qui se sont exprimés notamment lors du Grand Dialogue interne; pas plus qu’elle ne répond à l’exigence d’un service public postal de qualité pour tous. Il n'est pas question pour elle d'injecter des emplois supplémentaires dans cette affaire.

La concurrence entre les différents opérateurs, les transformations comme récemment celles de SFR en opérateur numérique qui entraînent 4000 suppressions d’emplois, fait que ce sont les salarié-es qui en subissent les conséquences et génère de la précarité.

On peut même s'interroger sur le fait qu'en se transformant en opérateur de télécommunications, La Poste ne va pas accélérer la fermeture de ses bureaux de Poste, comme le fait France Telecom Orange avec ses boutiques.

Le droit de la communication est un droit fondamental qui doit être accessible à toute la population sur tout le territoire.

Ce n’est pas d’un nouveau fournisseur d’accès Internet dont nous avons besoin, pas plus que d'un nouvel opérateur téléphonique, mais d’un véritable service public postal qui répond aux besoins des usagers.

Rappelons au passage qu’une Box ne fonctionne pas grâce au "Saint Esprit" !

Pour qu'une Box fonctionne le signal passe par "quelque part" ! Effectivement, pour qu'une Box fonctionne lui faut à un réseau de télécommunications qui soit en mesure de fournir un débit correct. Mais dès que l’abonné est éloigné de plus de 3 ou 4km d’un central téléphonique, l’ADSL ne fonctionne pas, ou mal; et le changement de Box n'y changera rien, fût-elle vendue par la Poste ou par un autre opérateur ; c'est pourtant le problème crucial, que subissent de très nombreux abonnés dans de très nombreux endroits encore !

C'est le cas dans de très nombreux endroits de la région dieppoise, comme à Hautôt-sur-Mer, Brunville, et même au Val Druel ou dans le Vieux Neuville, où les habitants attendent toujours d'entrer dans le 21ème siècle ! Une BOX Postale n'y changera rien ! Il faut faire des investissements lourds !

Ce qui est l’urgence, ce n’était donc pas l'arrivée d'une nouvelle BOX sur le marché, mais l'arrivée de la Fibre Optique !

Ce qui est l'urgence c'est de construire enfin, et partout sur le territoire national, le réseau du 21e siècle, c'est à dire le réseau en fibre optique jusque chez l’abonné : le FTTH ! Mais ce réseau peine à se développer, pour cause de concurrence ! Et c'est bien là le problème.

Ci-dessous un petit clin d’œil historique: une pub pour les PTT avec avec Christian Clavier et Thierry Lhermite.  

C'était à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître; La Poste et les Telecoms faisaient partie d'une même entreprise... euh... une même "administration". Toutes les embauches se faisaient au dessus du Smic ! Les salariés bénéficiaient d'une carrière, etc. Les lettres arrivaient à J+1, et le téléphone était réparé dans la journée ! Aujourd'hui La Poste et les Télécoms (qui s'appellent aujourd'hui "Orange") sont des entreprises concurrentes, leurs salariés sont des CDI, elles ont supprimé plus de 200 000 emplois,... le courrier se fait attendre et le dépannage des télécoms est une galère chez tous les opérateurs; bref, tout marche plus mal, sauf pour les actionnaires... et la Poste se met à faire du téléphone... bref, c'est le monde à l'envers ! Cette Pub dit tout ! Rien à redire !

 

 

Rein à ajouter !

Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 09:40

Episode neigeux: la marque de la déliquescence de l'Etat républicain

On nous transmet ces historiques et analyses de l'épisode neigeux faits par la section SC PTRI du Calvados (ex-DDE): EDIFIANT ! HALLUCINANT ! Vous êtes en danger !

Caen, le 05 avril 2013

De fortes précipitations de neige dans le département du Calvados étaient attendues pourtant aucune mesures préventives n’avaient été prises, malgré les prévisions alarmistes, hormis la mobilisation d’équipes de renfort de dernier moment.

Sur le secteur de Bayeux, dès le lundi 11 mars la neige est au rendez-vous et tombe pendant près de 24 heures sans discontinuer déposant un manteau de prés de 70 centimètres de hauteur.

Le vent atteignant 90km/h ne tarde pas à former des congères de plus d’un mètre cinquante, malgré ces conditions détestables nous parvenons à tenir la voie lente ouverte sauf sur le secteur de Caen à Bayeux. En effet à cet endroit, une restriction de voie lente avec des BT4 placés en axial est en place pour les travaux de la déviation dite de Loucelles.

Pourtant quelques semaines auparavant, la CGT avait mis en garde l’administration d’autoriser un tel chantier en pleine saison hivernale.

Celle-ci, sur un ton un peu méprisant, nous avait affirmée qu’elle en assumait la responsabilité. Qu’au vu de la douceur du climat rien n’était à craindre et que le chantier était une priorité. Encore une fois la CGT a eu tord d’avoir raison.

Par contre, après le blocage qui a duré 3 jours, pas une déclaration de l’administration sur le "pourquoi" du blocage, mais une communication refuge sur "l'impossibilité" (?) de tenir en raison des chutes exceptionnelles.

Nous n’affirmons pas ici que la route aurait pu être mise au noir mais que nous aurions pu maintenir la voie lente ouverte à la circulation comme nous l'avons fait sur tout le secteur.

De plus, si la voie inverse était également impraticable, c'est que la saleuse en charge de son déneigement était bloquée par les VL (véhicules légers) peu avant le chantier ci-dessus cité.

Les équipes ont travaillé sans relâche pour maintenir les autres secteurs ouverts dans des conditions de blizzard canadien.

Les agents des équipes montantes ne pouvant prendre la relève, étant bloqués chez eux ou sur les routes, les agents en place restèrent au travail jusqu’à leur arrivée.

Nous n’évoquerons pas ici le nombre heures de travail hors normes, de conduites et de repos de sécurités inexistants. Bien que nous aurions pu refuser de continuer à travailler, il nous a semblé que nous nous devions avant tout aux centaines d'usagers naufragés de la route. Nous représentons le service public.

Bizarrement dans ces cas là, nous ne faisons plus partie des fainéants de fonctionnaires.

Les agents souffrent, le matériel aussi. Le système D se met en place, les initiatives sont prises à la base. Les pompes à essence se bloquent, aucun repas n'est prévu, nous dormons à même le sol ou sur des bancs.

Comme d'habitude les téléphones portables de l'administration ne passent pas, nous sommes obligés de nous servir de nos téléphones perso qui eux fonctionnent !

La radio des camions ne sert à rien, car elle est en panne depuis plusieurs années (par contre il est prévu l'installation de GPS dans les camions !)

Mardi, on nous annonce des renforts venus de la DIRO avec leurs saleuses, et même dans leur bagage, une niveleuse du privé sur porte-char !

Tout est prévu pour eux, Hôtel restaurant, ce qui est la moindre des choses mais pour la deuxième nuit les agents locaux dorment toujours dans les centres, et n’ont rien à manger.

Personne ne s’en soucie, hormis les responsables de centres qui achètent de la nourriture sur leur propre denier dans les rares épiceries de villages restées ouvertes. Les grandes surfaces sont fermées, leur toiture ne supportant pas les tonnes de neiges accumulées.

L’administration mobilise les engins du privé mais aucune liste n’est prévu; il faut aller "à la pêche" pour les trouver.

La RN13 est fermée à la circulation nous déneigeons à contre-sens en slalomant entre les véhicules et les camions abandonnés sur les voies.

Des camions de l'armée sont présents, mais nous ne percevons pas leur rôle. Les pompiers sont sur place ainsi que la sécurité civile. Tout ce petit monde se marche dans les pieds avec ordres et contrordre. La gaule profonde est de retour !

Troisième jour, une voie est ré-ouverte vers Caen puis les deux, l’autre sens est toujours bloqué.

La coordination avec les autres services est toujours aussi mauvaise sur le terrain.

Les bretelles, secteur gendarmerie, sont effectivement fermées et tenues par nos collègues gendarmes de l’autoroute. Ils nous aident du mieux possible malgré les conditions et leur peu de moyens.

Secteur Police, rien de fait. Les voitures nous arrivent dessus et parfois roulent même à contre sens !!! (Nous en avons bloqué une qui a effectué 40 kilomètres en contre sens)

Enfin vers 17 h, après tergiversation entre les services sur la mise en place d’un basculement ou la réouverture des deux sens, nous ré-ouvrons l’autoroute sur une seule voie de Caen vers Bayeux.

Quatrième jour, 17 h, enfin la RN 13 est rendue au usagers ; Il reste quelques problèmes mais dans l’ensemble la viabilité est satisfaisante.

C’est dans ces conditions que l’on peut mesurer les conséquences de la mise à mal du service public.

Bien sûr de telles conditions hivernales sont peu fréquentes dans notre département. Mais depuis quelques années de fortes précipitations de neige arrivent au moins une à deux fois pendant la période hivernale.

Avant la décentralisation, nous pouvions compter sur les engins du Parc voire sur les autres subdivisions moins touchées par la neige.

Désormais, c’est le chacun pour soi et chez soi.

D’ailleurs les usagers-contribuables (qui soi-disant réclamaient la décentralisation selon le gouvernement) ne comprennent pas pourquoi les saleuses sont au CEI alors que certaines routes départementales sont encore impraticables, sans parler des communales.

De plus, dans le Calvados les OPA avaient en charge plusieurs circuits de déneigement de la DIRNO. Ce sont désormais les agents qui les ont récupérés sans aucun effectif supplémentaire.

Enfin les engins vieillissent et le manque de crédits pour le renouvellement de la flotte se fait durement sentir

Nous nous ne nous étendrons pas plus sur le sujet, tous les CEI des DIR connaissent les mêmes problèmes

Dans les deux autres CEI du Calvados, hormis le blocage dû au chantier de Loucelles, les conditions de travail ont été les mêmes avec peut-être un peu moins de neige.

Nous attendons maintenant le débriefing, mais pour avoir vécu des événements semblables depuis 20 ans, nous savons pertinemment que l'épais dossier des préconisations post-événement ira enrichir des archives déjà bien volumineuses.

Caen, le 05 avril 2013

Glossaire:

  1. CEI: Centre exploitation intervention
  2.  OPA: Ouvrier Parc Atelier; ce sont des agents qui entretiennent le parc de voitures, camions, saleuse, etc... mais avec la décentralisation le parc de Sotteville est au département et quelques un sont resté à l'Etat pour la maintenance. Il y en même au port de Dieppe qui ont un statut a part
  3. DIRNO: Direction Interdépartementale des Routes Nord Ouest c'est les nouveaux service de l'état qui gère le réseaux route national et autoroute non concédé (exemple: A 84 Caen-Rennes, RN27, Rouen-Dieppe; pour le secteur local, cela va d'Abbeville a Vendomes (28) en passant par Évreux et un morceau de l’A84 Caen Avranches et Caen-Cherbourg (C'est cette portion que le militant CGT parledans le texte ci-dessus)
  4. DIRO: Direction Interdépartementale des Routes Ouest
  5. DIR: Direction Interdépartementale des Routes; il y en a 11 au niveaux national.
  6. SNPTRI: c'est le syndicat national CGT des personnels techniques des réseaux et infrastructure
  7. Mise au noir: c'est un terme professionnel qui est employé pour dire qu'une route est complétement déneigé, et qu'on voit l'enrobé (noir).

Cet historique est révélateur de la déliquescence de l'Etat républicain, qui vous met en danger !

Mais ce n'est qu'un aspect de la question !(Nous reviendrons sûrement dans les prochains jours sur les effets catastrophiques de la casse du ministère de l'Equipement, en matière de permis de construires, et de gestion des installations classées).

RGPP ajoutée à décentralisation: le mélange est explosif !

La vérité c'est que plus on parle de développement durable et de maîtrise des risques, et plus vous êtes vraiment en danger ! En vérité, plus on pérore et prétendument on s'engage, et moins il n'y a d'actions concrêtes.

Ce qui est sûr, c'est que tout cela plus cela coûte cher; vous coûte cher ! !

Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 09:03

L’eau et l’assainissement doivent relever du service public

bouton_signature_petition.png Relance de la campagne pour une maitrise publique de l'eau: Déjà  1,4 millions de signatures mais pour que la commission européenne le prenne en compte il faut un nombre de signatures minimum dans au moins 7 pays : or pour l’instant, il n’y a que 9000 signatures en France, il en faut 55 000 avant août 2013

"L’eau et l’assainissement doivent relever du service public

L’eau est un bien vital, fondamental, social, et un patrimoine commun à tous les êtres humains. Cette ressource unique ne peut être remplacée par aucune autre. Elle est aussi indispensable que l’air à la vie et elle participe à l’équilibre écologique, au maintien de l’environnement naturel, de sa diversité et de sa qualité.

Aussi la politique de l’eau et de l’assainissement doit s’inscrire dans une approche de développement durable qui permette que cette ressource réponde aux besoins actuels des populations et soit préservée pour assurer ceux des générations futures. Cette politique doit revêtir une dimension internationale. Que cela soit en France, en Europe ou dans le monde, beaucoup d’êtres humains n’ont pas accès à cette ressource vitale. Aussi, nous soutenons la conception des Nations Unies reconnaissant le droit universel pour un accès à une eau potable et buvable en quantité suffisante, et à l’assainissement. L’Eau n’est pas une marchandise ! La recherche de profits sur cette ressource doit être combattue, qu’elle soit publique ou privé ! L’Union Européenne ne doit plus soumettre ces activités aux règles du marché intérieur et à la libéralisation des services, faisant le jeu des groupes privés.

Pour la CGT, la politique de l’eau doit reposer sur des principes fondamentaux :

  • > 1. affirmer que l’eau n’est pas une marchandise ;
  • > 2. établir l’eau comme un bien commun universel, accessible de droit en quantité et qualité à chaque être humain ;
  • > 3. affirmer que l’eau relève du domaine public dans le cadre d’un service public national de l’eau et de l’assainissement garantissant le droit à l’eau, à tous les citoyens ;
  • > 4. organiser la planification de la gestion des ressources et des usages pour tenir les objectifs de bonne qualité écologique des eaux et de reconquête des milieux aquatiques ;
  • > 5. promouvoir et favoriser l’intervention démocratique participative des citoyens et des salariés, associée à la transparence dans la gestion de l’eau, et par la réforme des instances de gouvernance de tous niveaux associant tous les intervenants avec une participation équilibrée ;
  • > 6. promouvoir et si nécessaire imposer les solutions et procédés de maîtrise des consommations, de prévention des rejets et de dépollution des eaux en dernier ressort ;
  • > 7. Agir pour la préservation de l’eau et de sa ressource, en sanctionnant et responsabilisant fortement les pollueurs, et en interdisant l’utilisation de produits ou procédés risquant de polluer ce bien commun. L’universalité de ces principes confère de fait à cette politique une portée internationale pour l’action de la France en Europe et dans le monde."

L’EAU et L’ASSAINISSEMENT sont un DROIT HUMAIN ! L’EAU est un BIEN PUBLIC, PAS une MARCHANDISE !

Signez la pétition en ligne sur le site de la CGT 

http://www.cgt.fr/L-eau-et-l-assainissement-doivent.html

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Histoire sociale

   L'Institut CGT de Seine-Maritime a publié :
Mai-Juin 1968 en Seine-Maritime

Un printemps de luttes qui ont changé la vie

Abondamment illustré, il comporte 150 pages au format A4. il est en vente au prix de 10€ dans toutes les bonnes librairies et maisons de la presse, et dans les Unions locales CGT

Une 1968 small

A l'heure où le président Sarkozy annonce sa volonté d'éradiquer l'héritage de Mai 68, il est bon de se remémorer ce que fût cette lutte et ses acquis, particulièrement en Seine-Maritime.

Il est bon de savoir qu'avant la grève, la durée hebdomadaire du travail était de 48 heures,
et que le pouvoir d'achat était très bas.
Avec la grève, le SMIC sera relevé de 35%.
La durée du travail se réduira de 2 à 4 heures.
Les salariés bénéficieront d'une semaine de congés supplémentaires, etc.

En 1968 les salariés ont lutté ! conséquence:
Après juin 1968,
les salariés ont travaillé moins pour gagner plus !

On comprend mieux l'acharnement du Président et des patrons !

 

_______________

Toujours disponible

l'ouvrage sur 1936 en Seine-Maritime:

1936, ils ont osé, ils ont gagné

une-1936 small
L'ambition de l'IHS-CGT était de produire un ouvrage de référence sur les grèves de 36, dans l'ensemble du département.
Si les 2/3 sont consacrés au déroulement des grèves au Havre, à Rouen, à Dieppe, à Elbeuf et dans le Pays de Caux, il couvre la période de 1934 à 1938.
L'ouvrage envente au prix de 10€.
S'adresser à l'Union locale, Place Louis Vitet,
ou à l'IHS-CGT-76, 26 av Jean-Rondeaux, 76108, Rouen Cedex

 

_______________ 

L'Institut CGT d'Histoire Sociale de Seine Maritime

a publié aussi :

Une Temoignages Smal

 

Haute Normandie,

Pages d'Histoire Sociale,

Témoignages de militants

42 militants de la CGT, ayant milité de l'après guerre à aujourd'hui, témoignent.

A noter les témoignages des dieppois Daniel Cauret, William Pilon et Jean-Pierre Vicentini.

En savoir plus, le site de l'IHS-CGT-76

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Abondamment illustré

  Paru le 5 octobre 2009 il est vendu au prix ce 25€.


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