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En décembre 2012, en votant, les salariés des Très Petites Entreprises ont placé la CGT très loin devant toutes les autres organisations syndicales !

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Femmes

Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:04

Harcèlement sexuel: La CGT demande une nouvelle loi d’urgence

[UGICT::INFO] LA LETTRE n°397

Le monde du travail est décidément très dur pour les femmes. Aux inégalités de salaires, aux temps partiels imposés, à la précarité, aux carrières ralenties, aux retraites réduites, les lois existantes n’apportent pas de solution, faute d’être appliquées. Le harcèlement sexuel, autre forme de violence sexiste serait maintenant impuni !

L’ancien ministre et ancien député du Rhône Gérard Ducray, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis avait accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) attaquant la loi sur le harcèlement sexuel. « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », stipulait l’article incriminé. Il a été jugé trop flou :le 4 mai, les sages du Conseil constitutionnel ont rayé le délit du Code pénal. Avec effet immédiat.
Des centaines de procédures judiciaires risquent d’être annulées. Les victimes dont les procédures sont en cours voient ainsi s’ajouter des souffrances supplémentaires à celles qu’elles ont subies du fait des comportements inadmissibles de collègues, souvent leurs supérieurs hiérarchiques.
L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) qui milite pour un durcissement de la loi, demandait l’abrogation de ce texte, mais de manière différée afin d’éviter tout vide juridique.
Avec de nombreuses associations, collectifs, syndicats, la CGT exige de nouveaux droits, une nouvelle loi, dès le début de la prochaine législature : ce sont les harceleurs qui doivent se sentir en danger !
Au contraire plus aucune personne harcelée ne doit se sentir isolée, sans défense. Sur le lieu de travail, c’est une affaire syndicale avant d’être judiciaire.

Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 18:14

Harcèlement sexuel : la loi annulée, et maintenant ?

Lu sur le site de l'UL CGT Paris 11e

Le Conseil constitutionnel a abrogé le délit de harcèlement sexuel, jugé trop flou, avec effet immédiat. Plus aucune des procédures en cours ne pourra aboutir. Un vide juridique inquiétant pour les futures victimes.

Un véritable coup de tonnerre dans le champ de la justice pénale pour les relations entre hommes et femmes, notamment en entreprises. La loi de 1992 sur le harcèlement sexuel est purement est simplement abrogée par le Conseil constitutionnel, qui a jugé que la modification apportée par le Parlement en 2002 a rendu le délit trop flou, alors que la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen impose au législateur de définir en termes clairs et précis les crimes et délits. Une façon de dire que le délit défini depuis 2002 donne aux magistrats la possibilité de condamner de simples dragueurs.

"Le Conseil constitutionnel a censuré une malfaçon législative", affirme le célèbre blogueur Me Eolas. En effet, les parlementaires de 2002 (c’était une majorité de gauche) ont réduit le harcèlement sexuel à ces seuls effets : ce qui est fait à "autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelles" (avec une sanction de 15 000 euros d’amende et d’un an de prison). Alors qu’auparavant, la loi de 1992, modifiée en 1998, précisait la manière de tenter d’y parvenir, c’est-à-dire "en donnant des ordres, proférant des menaces, imposant des contraintes ou exerçant des pressions graves".

Pourquoi cette abrogation maintenant ?

Le Conseil constitutionnel a été saisi via une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) demandée par Gérard Ducray, ancien député Républicain indépendant du Rhône et adjoint au maire de Villefranche-sur-Saône, qui a été condamné pour avoir harcelé sexuellement trois employées municipales. Il semble bien que c’est la première fois que les Sages aient eu à examiner la constitutionalité de la loi de 2002 sur le harcèlement sexuel, puisqu’à l’époque les parlementaires de droite n’avaient pris aucune initiative.

L’abrogation du délit a quelles conséquences ?

Dès que la décision du Conseil constitutionnel aura été publiée au Journal officiel, il n’y aura plus en France de délit de harcèlement sexuel. Ce qui signifie que toutes les poursuites en cours perdent leur base légale et sont vouées à l’échec : classement sans suite, non-lieu, ou relaxe. Toutes les décisions judiciaires non définitives, c’est-à-dire susceptibles d’appel ou de cassation, ne pourront plus aboutir à une condamnation. "De surcroît, ajoute Me Eolas, les condamnations inscrites au casier judiciaire devront être effacées."

Vide juridique : coup dur pour les victimes

Le Parlement devra voter une nouvelle loi pour réintroduire le délit de harcèlement sexuel. Il peut reprendre par exemple sa rédaction de 1998, encore plus précise que celle 1992. Mais, une loi pénale n’étant pas rétroactive, tous les faits de harceleurs avant la promulgation de la nouvelle loi ne pourront pas être poursuivis. Le Conseil constitutionnel aurait donc dû abroger le délit de harcèlement sexuel avec effet différé afin que le Parlement ait le temps de voter une nouvelle loi. Le vide juridique instauré ainsi par les Sages sera lourd de conséquences pour toutes les futures victimes.

Tout n’est pas perdu

Celles (ou ceux) qui seront harcelées conservent malgré tout la possibilité de se défendre notamment dans la cadre des entreprises. Le harcèlement sexuel demeure définit et interdit par le Code du Travail. Et le fait de refuser des avances sexuelles ou de les dénoncer (pour soi-même ou autrui) ne peut pas être la cause d’une sanction disciplinaire ou d’un licenciement. De surcroît, l’employeur a l’obligation de protéger les futures victimes et peut sanctionner les harceleurs, jusqu’au licenciement pour faute grave. En dehors d’une relation de travail, une victime a également la possibilité d’engager une procédure devant une juridiction civile afin d’obtenir des dommages et intérêts.

Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 08:02

8 mars, journée de lutte pour l'égalité

8-mars.jpg

Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 07:05

Femmes salariées: S’arrêter pour élever un enfant nuit à la carrière

Lu sur le site de la CGT

Selon une étude Crédoc/Caisse nationale des allocations familiales publiée le 16 février, "les femmes salariées qui interrompent leur carrière pour élever un enfant risquent de ne pas reprendre d’activité ou bien de retrouver un emploi précaire. Les mères ayant interrompu leur activité à la naissance de leur(s) enfant(s) connaissent plus souvent que celles n’ayant pas du tout cessé leur activité des trajectoires professionnelles défavorables entre la naissance de leur dernier enfant en 1998 et 2010" : plus souvent inactives, plus souvent en CDD, plus souvent à temps partiel.
Ces effets sont atténués si l’interruption a été courte et si la mère a bénéficié d’un congé parental, qui a un "effet protecteur" sur l’emploi. Et "les effets à long terme d’une interruption semblent plutôt neutralisés pour les mères au moins diplômées du baccalauréat, salariées d’une grande entreprise ou du secteur public". En revanche, "avec ou sans congé parental, l’interruption d’activité tend à enfermer dans la précarité les mères peu qualifiées qui avaient déjà une insertion professionnelle fragile", résume la Cnaf.

vendredi 17 février 2012, par F. Dayan

Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 21:59

8 mars: pour l'égalité de tous les jours et tout au long de la vie

 

La journée du 8 mars nous rappelle que la lutte pour faire avancer les droits des femmes est un défi qu’il faut relever tous les jours.
 

Profitons de cette date pour faire avancer les revendications des femmes au niveau mondial, européen, français, et dans nos entreprises.

 

L’égalité femmes/hommes : c’est le salaire, mais aussi la retraite !

Les inégalités salariales tout au long de la carrière se paient au prix fort à la retraite : bas salaires, précarité, temps partiel, carrières discontinues, elles sont plus souvent à temps partiel, en CDD, au chômage…

Les femmes sont donc les plus pénalisées par les réformes successives des retraites.

 

Reconnaître la pénibilité du travail des femmes !

Les métiers « féminins » sont autant marqués par la pénibilité physique ou mentale que celles des hommes et ils exposent plus aux risques musculo-squelettiques et psychosociaux :

  • => travail très répétitif,
  • => travail permanent sur écran,
  • => travail morcelé (abandon d’une tâche pour une autre plus urgente),
  • => postures contraignantes,
  • => port de charges lourdes (pas plus de 25 kg dans le droit du travail pour les femmes or « le port » d’un corps dépasse ce niveau),
  • => manque d’autonomie dans le travail,
  • => contact avec le public (agressions verbales, violences),
  • => exposition à certains produits chimiques nocifs,
  • => horaires qui rentrent en conflit avec les obligations familiales,
  • => travail de nuit,
  • => charge mentale et émotionnelle,
  • => etc.

La CGT exige de toute urgence l’ouverture de négociations pour la prise en compte de la pénibilité pour la retraite pour toutes et tous. La pénibilité du travail des femmes est une réalité qui doit être reconnue comme celles des hommes.

 

Le 8 mars, la CGT vous invite à vous réunir dans les entreprises pour élaborer votre cahier de revendications, et le porter auprès de votre employeur. Si vous avez des syndicats dans l’entreprise, sollicitez- les pour organiser et participer à l’assemblée générale. S’il n’y a pas encore de syndicat dans l’entreprise, contactez l'Union locale CGT de la région dieppoise 2 bis rue d'Ecosse (Place Louis Vitet) 76200 Dieppe, tel: 02 35 84 23 81, ou l'Union locale la plus proche de vous

 

(Tous les renseignements sur www.cgt.fr - rubrique : contacter la CGT).

 

Acrobat.gif Télécharger le tract CGT de quatre pages pour 8 mars 2011

Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 17:35

 

Réforme : un plus lourd tribut pour les femmes !

 

Le gouvernement prétend que sa volonté serait de faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un axe permanent de sa politique. Sa réforme des retraites démontre un grand écart entre les intentions affichées et les actes.

 

 

Pour la CGT, les mesures affichées au nom de l’équité et de la justice, aggravent les inégalités existantes. Avec cette réforme l’âge légal de la retraite passe de 60 à 62 ans, le droit à la retraite à taux plein sans décôte de 65 à 67 ans.


En 2007 seulement 44% des femmes ont une retraite complète contre 86% des hommes.


L’allongement de durée de cotisations, programmé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles et ceux qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Il s’agit principalement des femmes qui assument l’essentiel des charges domestiques et familiales.


Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !


Le gouvernement prétend « appliquer le principe d’une augmentation de la durée de cotisation en fonction de l’espérance de vie ». C’est lourd de danger pour les femmes à l’avenir, car si l’espérance de vie des femmes est plus élevée que celle des hommes, leur espérance de vie « en bonne santé » est quasiment identique ( à 60 ans : six mois d’écart) .


Le montant moyen des pensions des femmes représente 67% de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer le retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Annoncer des sanctions qui existent déjà dans la loi et ne sont pas appliquées est une autre imposture. La loi de 2006 ne prévoit-elle pas la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010 ?


Le gouvernement prétend prendre en compte l’usure des salariés mais il refuse de l’aborder de façon collective et de reconnaître la pénibilité de certaines professions ou conditions de travail et il vient même de la supprimer comme pour les infirmières.


Or la pénibilité se conjugue aussi au féminin :

  • => troubles musculo-squelettiques,
  • => flexibilité et précarité du travail,
  • => horaires décalés,
  • => horaires morcelés avec grande amplitude de la journée de travail, notamment dans le nettoyage, l’aide à la personne, le commerce…..

Une fois encore, le gouvernement débloque de nouvelles aides aux entreprises pour l’embauche des seniors, aides qui ont déjà fait la preuve de leur totale inefficacité ! En revanche, il laisse de côté la question du développement de l’emploi des jeunes et des femmes qui serait pourtant un puissant levier de ressources pour le financement des retraites.


Le durcissement des conditions de départ à la retraite et l’augmentation des cotisations pour les fonctionnaires vont creuser les inégalités dans un secteur où les femmes sont particulièrement nombreuses et pour 33% d’entre elles à temps partiel. En maintenant les fonctionnaires plus longtemps au travail, les jeunes auront encore plus de mal à entrer dans la Fonction publique. Le gouvernement dit « renforcer la compréhension par les Français des règles de la retraite ». Pour ce qui est des femmes : elles ont compris, merci !


Et elles sont très nombreuses dans les actions pour combattre la réforme, notamment le 24 juin; elles seront plus nombreuses encore le 7 septembre.

 


La preuve par l'absurde: le gouvernement rogne les droits des femmes dans la Fonction publique


Il a décidé de modifier les conditions de départ des femmes qui ont eu 3 enfants; cela aura pour effet de réduire de 20 à 25% leur pension.  L'émoi que l'annonce de cette mesure a provoqué a conduit le gouvernement à repousser la date limite pour la modification du dispositif de départ en retraite des mères de 3 enfants  au 30 décembre 2010 (voir communiqué Woerth et Tron)

a noter les arguments scandaleux développés par les ministres:

  • La première critique porte sur le fait que les agents qui remplissent les conditions des 15 ans de services et parents de trois enfants échappent aux règles de calcul de la retraite de leur année de naissance qui s’appliquent à tous les Français.
  • La deuxième critique met en évidence que ce dispositif est utilisé comme préretraite à un âge jeune.
  • Enfin, la Commission européenne considère que ce dispositif est discriminant à l’égard des hommes.


Avec de tels arguments, les femmes du secteur privé peuvent s'inquiéter du mode de calcul de leur retraite !


Lire aussi sur notre blog :Alerte : remise en cause immédiate du droit au départ anticipé des mères de trois enfants

Améliorer la retraite des femmes ne serait que justice télécharger le tract CGT

 

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Histoire sociale

   L'Institut CGT de Seine-Maritime a publié :
Mai-Juin 1968 en Seine-Maritime

Un printemps de luttes qui ont changé la vie

Abondamment illustré, il comporte 150 pages au format A4. il est en vente au prix de 10€ dans toutes les bonnes librairies et maisons de la presse, et dans les Unions locales CGT

Une 1968 small

A l'heure où le président Sarkozy annonce sa volonté d'éradiquer l'héritage de Mai 68, il est bon de se remémorer ce que fût cette lutte et ses acquis, particulièrement en Seine-Maritime.

Il est bon de savoir qu'avant la grève, la durée hebdomadaire du travail était de 48 heures,
et que le pouvoir d'achat était très bas.
Avec la grève, le SMIC sera relevé de 35%.
La durée du travail se réduira de 2 à 4 heures.
Les salariés bénéficieront d'une semaine de congés supplémentaires, etc.

En 1968 les salariés ont lutté ! conséquence:
Après juin 1968,
les salariés ont travaillé moins pour gagner plus !

On comprend mieux l'acharnement du Président et des patrons !

 

_______________

Toujours disponible

l'ouvrage sur 1936 en Seine-Maritime:

1936, ils ont osé, ils ont gagné

une-1936 small
L'ambition de l'IHS-CGT était de produire un ouvrage de référence sur les grèves de 36, dans l'ensemble du département.
Si les 2/3 sont consacrés au déroulement des grèves au Havre, à Rouen, à Dieppe, à Elbeuf et dans le Pays de Caux, il couvre la période de 1934 à 1938.
L'ouvrage envente au prix de 10€.
S'adresser à l'Union locale, Place Louis Vitet,
ou à l'IHS-CGT-76, 26 av Jean-Rondeaux, 76108, Rouen Cedex

 

_______________ 

L'Institut CGT d'Histoire Sociale de Seine Maritime

a publié aussi :

Une Temoignages Smal

 

Haute Normandie,

Pages d'Histoire Sociale,

Témoignages de militants

42 militants de la CGT, ayant milité de l'après guerre à aujourd'hui, témoignent.

A noter les témoignages des dieppois Daniel Cauret, William Pilon et Jean-Pierre Vicentini.

En savoir plus, le site de l'IHS-CGT-76

.

 

Abondamment illustré

  Paru le 5 octobre 2009 il est vendu au prix ce 25€.


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