Journée interprofessionnelle d’action et de grève le 5 mars : les cadres aussi !
Alors que Laurence Parisot et les signataires de l’accord national interprofessionnel censé sécuriser l’emploi militent activement pour une transcription législative fidèle à la virgule près de leur texte par le Gouvernement et les parlementaires, les deux Confédérations CGT et FO, opposées au texte, viennent de décider de mobiliser les salariés le 5 mars.
Qu’on ne s’y trompe pas, la situation est suffisamment sérieuse pour que nous nous retrouvions sur des éléments aussi essentiels que le refus d’« un mauvais accord pour les droits sociaux » parce qu’il « organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits indivi-duels et collectifs au bénéfice des employeurs ».
Retrouvez un argumentaire très complet sur le site de l’UGICT CGT (Union générale des Cadres de la CGT).
Analysés et mis en perspective, chacun de ses articles révèle des reculs, des avancées en trompe-l’oeil, des promesses soumises à de nouvelles négociations.
La lourde insistance du Medef à imposer sa rédaction de la loi en dit long sur le niveau des attaques contre les droits sociaux des salariés.
On ne peut cantonner les élus de la République dans un rôle de « simples scribes au service du Medef» ! Cette formule de Bernard Thibault est aussi une manière de valoriser le travail de pédagogie entrepris par toutes les organisations de la CGT en direction du gou-vernement mais surtout des parlementaires qui « doivent bien comprendre les conséquences qu'impli-querait une transposition de l'accord dans la loi ». Mais cette démarche est indissociablement liée au niveau de mobilisation des salariés.
C’est bien le sens de l’appel pour que la journée du 5 mars soit une forte journée de grèves et de manifestations, y compris pour les cadres des entreprises de touts les secteurs.





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